Étude de la diversité du microbiote intestinal chez des enfants âgés de 1 à 3 ans sous antibioprophylaxie prolongée pour un reflux vésico-urétéral de grade 3 ou supérieur, comparés à 2 groupes témoins appariés selon l'âge
Les infections urinaires sont très fréquentes en pédiatrie. L'antibioprophylaxie urinaire est couramment utilisée chez les enfants présentant des uropathies malformatives. Une antibioprophylaxie prolongée à faible dose par triméthoprime-sulfaméthoxazole a été associée à une diminution du nombre d'infections urinaires chez les enfants susceptibles, mais pas systématiquement à une diminution du risque de cicatrices rénales (selon le stade de l'uropathie). L'antibioprophylaxie prolongée a des implications sur l'acquisition d'une résistance aux antibiotiques. Un enfant recevant une antibioprophylaxie pour infection urinaire présente environ 6 fois plus de risque de développer une infection multirésistante. Dans la population générale, le microbiote des enfants traités par antibiotiques curatifs est moins diversifié en termes d'espèces et de souches. De plus, des changements de composition à court terme sont observés entre des échantillons consécutifs d'enfants traités par antibiotiques. Le microbiote intestinal module le système immunitaire, notamment via des métabolites (SCFA, polysaccharide A) produits par les bactéries, qui modifient l'expansion et la fonction des lymphocytes T régulateurs. Les perturbations du microbiote intestinal jouent un rôle, à moyen et long terme, sur l'acquisition de pathologies, telles que l'atopie. Les auteurs de l'étude souhaitent décrire le microbiote intestinal des enfants présentant un reflux vésico-urétéral traités au long cours par triméthoprime-sulfaméthoxazole et le comparer à celui d'enfants ne recevant pas d'antibioprophylaxie et à celui d'enfants sains.
1 à 3 ans · Réf. NCT05319067
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