Intérêt de la participation infirmière lors de la pose d'un cathéter épicutanéo-cave en réanimation néonatale
Pour répondre aux besoins des nouveau-nés en réanimation néonatale et assurer un accès veineux à long terme, un cathéter veineux central épicutanéo-cave (KTEC) est mis en place. Selon les recommandations de la Société Française d'Hygiène Hospitalière, la pose de ce dispositif relève de la responsabilité d'un professionnel médical. Elle peut nécessiter plusieurs tentatives pour assurer la réussite de la procédure. La douleur associée à l'insertion de l'aiguille est généralement contrôlée, mais avec des tentatives répétées, le nouveau-né peut s'agiter, pleurer et devenir difficile à calmer. L'étude de Courtois et al. a montré que la douleur chez les nourrissons de moins de 45 semaines d'âge gestationnel augmentait avec le nombre de tentatives. Une douleur aiguë et répétée chez les nouveau-nés peut entraîner des traumatismes et des perturbations du développement psychologique, cognitif et moteur. Dans le service de réanimation néonatale (NICU) du CHU de Clermont-Ferrand, la procédure est réalisée par le médecin seul (c'est-à-dire « à deux mains »), alors que dans d'autres services de réanimation néonatale en France, la procédure est systématiquement réalisée par un binôme infirmier/médecin (c'est-à-dire « à quatre mains »). Cependant, aucune étude comparative n'a été menée à ce jour pour évaluer l'impact de cette approche « à quatre mains » sur le nombre de tentatives d'insertion de l'aiguille et la douleur ressentie par le nouveau-né. L'investigateur émet l'hypothèse que la formation et la participation de l'infirmière (puéricultrice) lors de la pose du KTEC, en collaboration avec le médecin, pourraient réduire le nombre de tentatives d'insertion de l'aiguille et la douleur du nouveau-né. Par conséquent, l'investigateur vise à mener une étude pilote randomisée, monocentrique, dans le service de réanimation néonatale du CHU de Clermont-Ferrand.
Jusqu’à 0 ans · Réf. NCT06813326
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