Impact de la dapagliflozine sur la régulation de l'activité immunologique dans la néphropathie membraneuse
POURQUOI CETTE RECHERCHE EST-ELLE MENÉE ? La glomérulonéphrite membraneuse (GNM) est une maladie auto-immune qui touche les reins par le biais d'auto-anticorps, c'est-à-dire que des anticorps produits par l'organisme attaquent les propres cellules rénales du patient. L'apparition de ces auto-anticorps peut s'expliquer en partie par un dérèglement de la réponse immunitaire. Les patients atteints de cette maladie sont traités par des médicaments immunosuppresseurs tels que le rituximab. L'objectif de ce traitement est de réduire la production de l'ensemble des anticorps, y compris ceux responsables de la maladie. Malgré ce traitement, certains patients peuvent présenter une rechute de la maladie. Ces rechutes peuvent se compliquer d'infections, de caillots sanguins dans les vaisseaux et, à long terme, peuvent entraîner une insuffisance rénale et un risque cardiovasculaire accru. Les rechutes peuvent également avoir un impact sur la vie sociale et professionnelle des patients. La dapagliflozine est un médicament diurétique, c'est-à-dire qu'elle est utilisée pour augmenter la production d'urine et éliminer l'excès de sel et d'eau de l'organisme afin de réduire les œdèmes (gonflements). Elle est actuellement prescrite et autorisée chez les patients atteints de diabète de type 2, d'insuffisance cardiaque et de maladie rénale chronique. Ce traitement a démontré qu'il réduisait la quantité de protéines dans les urines et protégeait les reins et le système cardiovasculaire chez les patients atteints de maladie rénale chronique. Une étude a également montré que la dapagliflozine pourrait avoir un effet sur la réponse immunitaire. EN QUOI CONSISTE L'ÉTUDE ? L'objectif de notre étude sera d'évaluer l'efficacité de la dapagliflozine dans la réduction des auto-anticorps de la maladie et la prévention des rechutes. Cette recherche sera menée au CHU de Nice et au CHU de Nîmes. Le recrutement est prévu pour 20 patients présentant une GNM anti-PLA2R1 positive. La participation à l'étude durera 6 mois. La recherche est financée par le CHU de Nice. QUEL EST LE TRAITEMENT ÉTUDIÉ ? Il s'agit de la dapagliflozine, un médicament de plus en plus utilisé en pratique courante chez les patients atteints de syndrome néphrotique (y compris la GNM) pour sa capacité à réduire les protéines dans les urines. Son effet sur le système immunitaire dans la GNM n'a pas encore été étudié.
18 à 84 ans · Réf. NCT07096986
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