Surveillance mensuelle du NfL plasmatique dans la sclérose en plaques rémittente-récurrente traitée pour détecter une activité infraclinique persistante de la maladie
Une IRM de référence est recommandée 6 mois après le début du traitement chez les patients atteints de sclérose en plaques (SEP), avec des IRM de suivi 12 mois plus tard pour surveiller l'activité infraclinique. Lors du suivi de la réponse au traitement chez les patients traités par traitements de fond (DMT), la mesure des lésions hyperintenses en T2/FLAIR nouvelles ou en augmentation de taille (NEL) est la méthode IRM privilégiée, complétée par les lésions rehaussées par le contraste (CEL) pour le suivi de la réponse au traitement. Cependant, certaines études ont suggéré un dépôt de produits de contraste à base de gadolinium dans les noyaux gris centraux et le noyau dentelé chez les patients ayant subi des acquisitions IRM répétées. Bien qu'aucune conséquence clinique significative de ces dépôts n'ait été démontrée, des études supplémentaires sont nécessaires pour mieux comprendre les effets biologiques et cliniques potentiels à long terme de l'administration de gadolinium. Pour contourner ce risque potentiel, plusieurs recommandations suggèrent d'éviter le recours inutile au gadolinium pour les IRM de suivi. De nouvelles séquences sont également en cours de développement pour remplacer l'injection de gadolinium dans la détection des lésions actives. De plus, l'IRM reste coûteuse et chronophage. En outre, une surveillance systématique par IRM annuelle n'est pas adaptée à la détection de lésions actives silencieuses. Cela peut retarder l'identification d'un échec thérapeutique et augmenter le risque de rechutes et d'aggravation du handicap, en particulier dans le cadre d'une stratégie d'escalade thérapeutique. Par conséquent, des marqueurs biologiques pourraient permettre une analyse plus fréquente de l'activité de la maladie et détecter un échec thérapeutique plus précocement que le suivi clinique et IRM classique. Leur utilisation aiderait grandement les cliniciens à opter pour des traitements de forte efficacité (HET) et à éviter d'éventuelles rechutes. La mesure d'une protéine axonale structurale, le neurofilament, dans le sérum ou le plasma s'est révélée prometteuse comme marqueur de lésion neuro-axonale et de mesure de la réponse au traitement. Dans la SEP, la chaîne légère des neurofilaments (NfL) dans le liquide céphalorachidien (LCR) est également augmentée et est positivement associée à la charge lésionnelle à l'IRM et aux scores de handicap, et constitue un marqueur de la réponse au traitement. Les auteurs de l'étude font l'hypothèse qu'une surveillance mensuelle du NfL plasmatique (pNfL) peut mettre en évidence de manière sensible une activité infraclinique de la maladie (RDA) en réalisant des IRM précoces pour confirmer une activité radiologique de la maladie (EDA) et conduire à une escalade thérapeutique en temps opportun. L'objectif principal de cette étude est de comparer le délai de survenue d'une EDA dans les deux bras (surveillance mensuelle du pNfL versus prise en charge standard avec IRM régulières), chez des patients présentant une EDA.
18 à 55 ans · Réf. NCT07292480
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