Microbiote parodontal dans la sclérodermie systémique
La sclérodermie systémique (SSc) est une maladie auto-immune rare et complexe. Bien que son étiologie reste inconnue, divers facteurs environnementaux, y compris certains micro-organismes, peuvent représenter des déclencheurs potentiels de la SSc chez des individus ayant un terrain génétique permissif. Les patients présentent un large spectre de manifestations cliniques, notamment la parodontite, une maladie inflammatoire des tissus de soutien de la dent résultant d'une dysbiose du microbiote parodontal, entretenue par des bactéries inflammophiles. Le microbiote joue un rôle fondamental dans l'induction, l'entraînement et le fonctionnement du système immunitaire de l'hôte. De nombreuses études ont mis en évidence l'impact d'une altération du microbiote, c'est-à-dire une dysbiose, sur la pathogenèse des maladies à médiation immunitaire. En effet, les commensaux sont importants pour maintenir l'homéostasie immunitaire, et des modifications de la composition microbienne peuvent être responsables d'une perte de tolérance. Il a été démontré que la SSc est associée à une dysbiose intestinale et à un appauvrissement des commensaux. Cependant, bien que la cavité buccale soit l'un des deux plus grands habitats microbiens, une seule étude (portant uniquement sur les espèces de Lactobacillus) a examiné le microbiote buccal dans la SSc. Comme la dysbiose parodontale est connue pour induire une inflammation systémique de bas grade et représente un facteur de risque pour le développement de diverses maladies auto-immunes, la relation entre la composition du microbiote parodontal et la SSc mérite d'être explorée davantage. L'objectif de cette étude pilote est de caractériser la composition taxonomique et les voies métaboliques du microbiote parodontal chez des patients atteints de SSc et des témoins appariés selon l'âge et le sexe.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06182293
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