L'imagerie par résonance magnétique (IRM) est un examen courant, sûr et non invasif, fondé sur l'utilisation de différents champs magnétiques. C'est l'examen de référence pour un large éventail de pathologies. Cependant, il présente plusieurs inconvénients, dont le bruit répétitif des bobines pendant les séquences d'acquisition, qui peut provoquer une gêne. Le niveau de bruit dépasse souvent 100 dB, tandis que la limite d'exposition au bruit pour les travailleurs est fixée à 87 dB. Il n'existe pas de limite réglementaire pour les patients. Bien que fort et plutôt désagréable, ce bruit n'est pas nocif et ne s'amplifie pas, contrairement à la perception qu'on peut en avoir dans le tunnel. Des casques et bouchons d'oreilles antibruit sont recommandés aux patients pour réduire cette gêne. En pratique, le service d'imagerie exige une protection auditive pour tous les patients. Parmi les autres inconvénients figurent le confinement dans un tunnel et la nécessité de rester immobile pendant environ six séquences de 2 à 5 minutes chacune. Cela peut poser problème pour les patients souffrant de douleurs ou d'insuffisance respiratoire, ou pour les personnes agitées ayant des difficultés à rester immobiles longtemps en position allongée. Ces problématiques concernent particulièrement la population pédiatrique, pour laquelle l'IRM est privilégiée en raison de son innocuité vis-à-vis des rayonnements. Les caractéristiques propres à cette population nécessitent une prise en charge plus complexe en raison des contraintes particulières de l'IRM. L'acceptation des quatre points suivants semble déterminante pour la réussite de l'examen : la position allongée, la tête dans un tunnel, des bruits intenses et répétés, et une immobilité stricte pendant au moins 30 minutes. Sans ces conditions, les images enregistrées ne seront pas fiables pour le diagnostic. Pour répondre à ces contraintes, au CHU de Nantes, une anesthésie générale était systématiquement administrée aux enfants de 3 à 6 ans jusqu'en septembre 2023. Cela garantit un taux de réussite de 100 %, mais ce n'est pas un acte anodin pour l'enfant et c'est une source de stress pour les parents. Depuis, un protocole de sédation légère est proposé dans le cadre du parcours de soins. Il consiste à faire prendre à l'enfant un médicament une heure puis trente minutes avant l'IRM pour le calmer jusqu'à l'endormissement. Malheureusement, l'accès à l'IRM sous sédation légère ou anesthésie générale complique la prise de rendez-vous, car elle nécessite une équipe médicale lors de créneaux dédiés. Les IRM sous sédation légère sont programmées sur trois créneaux par semaine. Fin 2025, le délai d'attente était de quatre mois pour la sédation légère et de six mois pour l'anesthésie générale. Pour améliorer et accélérer la prise en charge des enfants devant réaliser une IRM, une consultation avec un programme immersif en quatre modules a été conçue au CHU de Nantes afin d'optimiser les chances de réussite de l'examen sans anesthésie générale ni sédation, et ainsi : * Réduire les délais d'attente des rendez-vous, et donc réduire la période de stress des parents en attente d'un diagnostic pour leur enfant. * Réduire la durée de l'examen. En effet, un examen sous sédation légère allonge nettement la prise en charge, avec un délai d'installation de la sédation d'environ 1,5 heure. * Augmenter le taux de réussite des IRM sous sédation légère après un échec sans sédation. Cette approche innovante repose sur un parcours immersif de quatre modules destinés à entraîner les enfants sur quatre aspects pouvant être difficiles pour eux (immersion dans un tunnel, bruit intense, contraintes du matériel spécifique et immobilité). Ces modules sont déclinés autour de l'univers marin, dans la continuité du programme de radiologie pédiatrique déjà validé. Il sera proposé aux enfants de 3 à 6 ans ne présentant aucun trouble cognitif ou comporte
3 à 6 ans · Réf. NCT07344753