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PEMBRO-K : évaluation du bénéfice du suivi pharmacologique thérapeutique du pembrolizumab dans le CBNPC
Les cancers solides et leur prise en charge thérapeutique demeurent un problème majeur de santé publique en raison de leur prévalence croissante et de la mortalité qui leur est associée. Parmi les cancers solides, le cancer du poumon se classe au 4e rang des cancers incidents. Le pronostic reste sombre : 33 117 décès ont été recensés en France en 2018. On distingue deux formes histologiques de cancer broncho-pulmonaire : les cancers broncho-pulmonaires non à petites cellules (CBNPC), qui représentent 85 % des cancers broncho-pulmonaires, et les cancers broncho-pulmonaires à petites cellules. Les formes les plus fréquentes de CBNPC sont l'adénocarcinome, le carcinome épidermoïde et le carcinome à grandes cellules. L'émergence de nouvelles thérapies dites ciblées a considérablement modifié la prise en charge et le pronostic des patients en oncologie, et en particulier des patients atteints de CBNPC. Ces nouvelles molécules ont été développées à la suite, d'une part, de la caractérisation moléculaire des tumeurs et, d'autre part, de la caractérisation du rôle de l'immunité dans la défense antitumorale, en particulier la voie du récepteur de mort programmée 1 (PD-1). Le blocage de cette voie restaure le potentiel antitumoral de ces lymphocytes. Le pembrolizumab est un anticorps monoclonal humanisé qui se lie au récepteur PD-1 et bloque son interaction avec le ligand de mort programmée 1 (PDL1) et le ligand de mort programmée 2 (PDL2), exprimés par les cellules tumorales mais aussi par les cellules du microenvironnement tumoral et par les cellules présentatrices d'antigènes. Le pembrolizumab potentialise ainsi les réponses des lymphocytes T, y compris les réponses antitumorales, en bloquant la liaison de PD-1 avec PDL1 et PDL2. Le pembrolizumab dispose actuellement d'une autorisation de mise sur le marché (AMM) pour le traitement du CBNPC. Malgré les progrès thérapeutiques dus, entre autres, à l'émergence des anticorps anti-PD-1, dont le pembrolizumab, le pronostic du CBNPC reste sombre et l'utilisation du pembrolizumab est parfois limitée par la survenue d'effets indésirables. La pharmacocinétique du pembrolizumab a été étudiée avant sa commercialisation chez des patients atteints de mélanome, de CBNPC ou de carcinomes métastatiques ou non résécables. Toutefois, il n'existe pas de données relatives à la relation entre la pharmacocinétique (PK) et la réponse clinique (pharmacodynamique/PD) du pembrolizumab, en vie réelle. Aucune étude pharmacologique prospective n'a en effet été publiée à ce jour, notamment chez des patients traités dans le cadre de la prise en charge du CBNPC. L'absence de telles études - en vie réelle - constitue un écueil compte tenu de l'existence d'une association possible entre les données PK et la réponse clinique et/ou la toxicité du pembrolizumab.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06195527
Mis à jour le
