Cancer du sein et chemobrain : effets de la photobiomodulation sur l'amélioration des troubles cognitifs perçus
Le cancer du sein est l'un des cancers les plus fréquents en France métropolitaine, avec plus de 60 000 nouveaux cas en 2023. Cancer majoritairement féminin, il peut toucher une population jeune, environ 20 % des cancers du sein survenant chez des femmes de moins de 50 ans. Le traitement repose principalement sur la chirurgie, la chimiothérapie, la radiothérapie, les thérapies ciblées et l'hormonothérapie. Bien que la chimiothérapie ne soit pas systématiquement utilisée, elle reste une option thérapeutique fréquente. Si la chimiothérapie contribue de manière majeure à la guérison du cancer, elle est également source d'effets secondaires potentiellement invalidants pour les personnes qui y survivent. La chimiothérapie peut interférer avec le fonctionnement normal du système nerveux central, entraînant des troubles cognitifs. Le nombre de personnes potentiellement touchées par le chemobrain est estimé à plusieurs dizaines de millions dans le monde. Il n'existe pas de traitement recommandé pour les personnes atteintes de chemobrain. Plusieurs pistes ont été explorées, avec des résultats très limités. La photobiomodulation (PBM) est une technique de traitement non médicamenteux qui associe l'ensemble des effets biologiques, athermiques et non cytotoxiques de l'exposition des tissus à des sources non ionisantes de lumière rouge et infrarouge. Plusieurs études ont mis en évidence les effets bénéfiques de la stimulation corticale par photobiomodulation sur la mémoire (augmentation de l'angiogenèse, augmentation de l'oxygénation du tissu cérébral par vasodilatation, et augmentation de la production mitochondriale d'ATP). Ces effets biologiques positifs sont susceptibles d'atténuer les effets indésirables de la chimiothérapie, et par conséquent les troubles cognitifs post-chimiothérapie qui en résultent.
Non précisée · Réf. NCT06995443
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