À la date du 2 octobre 2026, le portail recense 2451 essais cliniques en Auvergne-Rhône-Alpes. Parmi eux, 2430 affichent un statut de recrutement en cours ou à venir selon la source consultée pour chaque essai ; ces statuts, déclarés par les promoteurs eux-mêmes, peuvent changer d'un jour à l'autre.
Pour une personne qui envisage de se porter volontaire, ou pour un proche qui cherche à comprendre ce qui se passe près de chez lui, ce panorama donne une photographie datée : combien d'essais sont recensés, dans quels départements ils se concentrent, quelques exemples concrets de ce qui est actuellement suivi, et qui les promeut. La décision de participer, elle, se construit toujours avec un médecin et le centre qui conduit l'essai, jamais via ce portail.
Le Rhône, moteur du recrutement régional
Les essais recensés en Auvergne-Rhône-Alpes ne sont pas répartis également sur le territoire. Le Rhône concentre à lui seul 1752 essais, soit la grande majorité de ceux identifiés dans la région ; c'est là, autour de Lyon, que se trouvent plusieurs grands centres hospitaliers universitaires associés à la recherche clinique. Le détail peut être consulté sur la page des essais dans le Rhône.
Trois autres départements suivent, avec des volumes nettement plus modestes mais loin d'être négligeables. L'Isère totalise 625 essais recensés, que l'on peut retrouver en Isère, le Puy-de-Dôme en compte 600, consultables dans le Puy-de-Dôme, et la Loire ferme ce quatuor avec 470 essais. Ensemble, ces quatre départements rassemblent l'essentiel de l'activité clinique identifiée par le portail dans la région.
Quelques essais actuellement recensés
Derrière ces chiffres, il y a des protocoles très différents les uns des autres, par leur objet comme par leur avancement. Certains recherchent activement des participants, d'autres sont encore au stade de la préparation. Parmi ce que recense le portail en Auvergne-Rhône-Alpes au 2 octobre 2026 :
- une étude portée par le CHU Grenoble Alpes sur un programme de préhabilitation avant chirurgie de la scoliose, dont le recrutement est annoncé comme à venir ;
- une étude de phase 1/2 du promoteur Daiichi Sankyo, portant sur le patritumab déruxtécan en association avec le trastuzumab déruxtécan chez des participantes atteintes d'un cancer du sein, dont le recrutement est en cours ;
- une étude de phase 3 promue par Ipsen, qui vise à évaluer l'élafibranor chez des adultes atteints de cholangite sclérosante primitive, également en recrutement ;
- une étude portée par les Hospices Civils de Lyon sur la mesure continue du glucose chez des enfants atteints de mucoviscidose, dont le recrutement est annoncé comme à venir.
Cette diversité illustre ce que recouvre la recherche clinique en pratique dans la région : des essais pédiatriques, des essais en oncologie, des essais sur des dispositifs de suivi, portés aussi bien par des centres hospitaliers que par des laboratoires.
Qui promeut la recherche dans la région
Les départements les plus actifs concentrent aussi les principaux promoteurs identifiés par le portail. Les Hospices Civils de Lyon apparaissent comme promoteur sur 351 essais recensés en Auvergne-Rhône-Alpes, loin devant le CHU de Clermont-Ferrand, avec 142 essais, le CHU Grenoble Alpes, avec 120 essais, et le Centre Hospitalier Universitaire de Saint-Étienne, avec 114 essais.
Ces quatre établissements, tous publics, illustrent le poids des centres hospitaliers universitaires dans la recherche clinique régionale, aux côtés de promoteurs industriels comme Daiichi Sankyo ou Ipsen, présents ponctuellement sur des essais menés dans des centres de la région.
D'où viennent ces chiffres
Le portail ne mène aucune enquête propre : il recense les essais déclarés dans les registres publics, au premier rang desquels ClinicalTrials.gov et le registre européen des essais cliniques. Les statuts de recrutement, les phases et les promoteurs affichés reprennent ce que ces sources indiquent à un instant donné ; le portail ne recueille lui-même aucune candidature ni aucune donnée de santé.
Cette distinction compte pour qui consulte ces fiches : voir un essai présenté comme ouvert au recrutement signifie qu'il l'était selon la dernière mise à jour connue de sa source, pas qu'une place y est garantie, ni qu'il correspond à une situation médicale donnée.
Se renseigner, sans passer par le portail
Repérer un essai dans son département n'est qu'une première étape. La suite se joue avec un médecin, qui peut évaluer si un protocole correspond à une situation donnée, puis avec le centre investigateur, seul habilité à examiner un dossier et à recueillir un consentement. Le portail ne transmet aucune candidature.
Pour les personnes qui souhaitent simplement suivre l'actualité des essais sans démarche immédiate, une inscription permet de recevoir les annonces par email, sans engagement. Les guides du site, sur le déroulement des phases ou sur le consentement éclairé, peuvent aussi aider à préparer les questions à poser lors d'un premier échange avec une équipe de recherche.