Au 8 octobre 2026, le portail recense 1 863 essais cliniques en Occitanie, dont 1 832 affichent un statut de recrutement actif. Ces chiffres viennent des registres publics ClinicalTrials.gov et du registre européen des essais cliniques, à partir desquels le portail compile ses pages : il ne recueille lui-même aucune candidature et ne collecte aucune donnée de santé.
Les statuts de recrutement indiqués ci-dessous sont ceux déclarés par chaque source à cette même date. Ils peuvent changer d'une semaine à l'autre, un essai passant par exemple de « recrutement à venir » à « recrutement en cours » dès que le centre investigateur est prêt à accueillir des participants.
La Haute-Garonne et l'Hérault concentrent l'essentiel des essais
Sur les quatre départements d'Occitanie où le portail recense des essais, deux se détachent nettement. La Haute-Garonne arrive en tête avec 1 188 essais recensés, suivie par l'Hérault avec 926 essais. Viennent ensuite le Gard, avec 313 essais, puis les Pyrénées-Orientales, où 51 essais sont recensés. Cette hiérarchie reflète pour une large part la présence de centres hospitaliers universitaires à Toulouse et à Montpellier, autour desquels s'organise une bonne partie de la recherche clinique régionale.
Pour une personne qui cherche un essai près de chez elle, ces pages départementales permettent de resserrer la recherche : on peut consulter les essais en Haute-Garonne, dans l'Hérault ou dans le Gard, et comparer ce qui y est recensé selon la pathologie ou le type d'étude qui intéresse.
Des essais à des stades très différents
Le portail recense des essais à des moments très variés de leur vie, ce qui se traduit par des statuts de recrutement différents. Certains sont encore au stade « recrutement à venir », comme un essai porté par le CHU de Nîmes sur l'accès et la régulation des soins non programmés, ou un essai de phase 2 porté par les Hospices Civils de Lyon sur la tolérance de deux stratégies vaccinales contre le virus respiratoire syncytial chez des personnes transplantées. Pour ces essais, aucune inclusion n'est encore ouverte à la date du 8 octobre 2026.
D'autres affichent un statut « recrutement en cours ». C'est le cas d'un essai de phase 1 porté par Genentech, qui évalue les effets du cévostamab chez des personnes atteintes de lupus érythémateux disséminé, ou d'un essai de phase 2 porté par TBF Genie Tissulaire sur l'utilisation d'une membrane amniotique de cordon ombilical dans le traitement de la rhizarthrose. Deux essais de phase 3 sont également ouverts : l'un porté par Novo Nordisk sur le zénagamtide chez des personnes présentant une maladie cardiovasculaire athéroscléreuse avec surpoids ou obésité, l'autre porté par GlaxoSmithKline sur le depemokimab chez des adultes atteints de bronchopneumopathie chronique obstructive avec inflammation de type 2.
Ces six exemples ne représentent qu'une petite partie des essais recensés dans la région, mais ils illustrent la diversité des sujets étudiés et des stades d'avancement, du tout premier volontaire attendu à des essais déjà bien engagés.
Les CHU en tête des promoteurs régionaux
Parmi les organismes qui promeuvent des essais en Occitanie, le portail recense en premier lieu le CHU de Toulouse, avec 178 essais à son actif, suivi par le CHU de Montpellier, avec 162 essais. Le CHU de Nîmes en promeut 88, et l'Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) en promeut 59 dans la région, bien qu'elle soit basée en dehors de l'Occitanie. Cette présence de l'AP-HP rappelle qu'un essai peut être promu par un organisme implanté loin du centre où il se déroule réellement : le promoteur organise et finance l'étude, tandis que le recrutement a lieu dans un ou plusieurs centres investigateurs, parfois très éloignés de son siège.
S'informer avant d'en parler à son médecin
Repérer un essai sur une fiche du portail n'est qu'une première étape. La décision de s'y porter volontaire se prend toujours avec le médecin et le centre investigateur concerné, jamais via le portail, qui ne transmet aucune candidature. Avant d'engager cette discussion, il peut être utile de comprendre ce que signifie concrètement donner son accord pour participer : le guide sur le consentement éclairé et les droits des participants détaille ce point, de même que la notion de phase d'un essai, qui conditionne souvent le type d'engagement demandé.
Pour qui souhaite vérifier la fiabilité des informations rassemblées, le portail s'appuie directement sur les registres officiels, notamment ClinicalTrials.gov, qui publie lui-même le statut et les critères de chaque essai déclaré.
Ce qu'une personne intéressée peut faire
Rien n'oblige à agir dans l'immédiat : prendre le temps de lire une ou deux fiches d'essai, regarder quel centre les porte, puis en parler lors d'une prochaine consultation reste la voie la plus sûre pour savoir si une étude correspond à une situation particulière. Les pages départementales et les fiches de promoteurs cités ici permettent de continuer cette exploration essai par essai, sans précipitation.