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Utilisation de l'épitranscriptome pour diagnostiquer et traiter les gliomes
Les gliomes diffus figurent parmi les tumeurs les plus fréquentes du système nerveux central, avec une morbidité et une mortalité élevées et des possibilités thérapeutiques très limitées. Les gliomes diffus se caractérisent par une variabilité importante en termes d'âge au diagnostic, de caractéristiques histologiques et moléculaires, de classification, de capacité à se transformer en un grade plus élevé et/ou à se disséminer dans le cerveau, de réponse au traitement et d'évolution du patient. L'un des principaux défis dans la prise en charge des gliomes diffus est lié à l'hétérogénéité tumorale au sein d'un même sous-groupe. Établir une classification tumorale précise est d'une importance capitale pour choisir un traitement personnalisé ou éviter un traitement inutile. À l'heure actuelle, les principales méthodes diagnostiques permettant de détecter les gliomes reposent sur les caractéristiques histopathologiques et la détection de mutations. Des difficultés subsistent toutefois, en raison de l'hétérogénéité tumorale et des biais d'échantillonnage pour les tumeurs obtenues à partir de petites biopsies. En particulier, les gliomes de grade 2 (bas grade) et de grade 3 (haut grade) ne peuvent pas être facilement distingués, l'hétérogénéité intratumorale du grade n'étant pas rare chez les patients traités par résection chirurgicale étendue. Un autre défi dans le domaine des gliomes concerne le suivi longitudinal de la progression de la maladie, qui repose actuellement principalement sur des imageries par résonance magnétique (IRM) cérébrales répétées. De nouveaux outils permettant de détecter les changements tumoraux avant l'apparition de modifications à l'imagerie seraient utiles. Plusieurs profils génétiques, épigénétiques, métaboliques et immunologiques ont été établis pour les gliomes. Récemment, le monde de l'acide ribonucléique (ARN) est apparu comme un domaine prometteur à explorer pour le traitement du cancer, notamment depuis la (re)découverte des modifications chimiques de l'ARN. À ce jour, plus de 150 types de modifications post-transcriptionnelles ont été rapportés sur diverses molécules d'ARN. Ce paysage complexe de marques chimiques incarne un nouveau code invisible qui régit le devenir post-transcriptionnel de l'ARN : stabilité, épissage, stockage, traduction.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06575452
Mis à jour le
