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Étude du lien entre le freezing de la marche et le freezing oropharyngé chez les patients atteints de la maladie de Parkinson
Maladie de Parkinson : étude du lien entre le freezing de la marche et le freezing oropharyngé. La maladie de Parkinson est le deuxième trouble neurodégénératif le plus fréquent au monde. La dysphagie parkinsonienne est un trouble fréquemment rencontré dans cette pathologie, affectant toutes les phases de la déglutition : orale, pharyngée et œsophagienne. Cette dysphagie peut survenir à n’importe quel stade de la maladie. Bien que la plupart des difficultés de déglutition se développent aux stades avancés de la maladie de Parkinson, elles peuvent également apparaître précocement et sont souvent sous-diagnostiquées. La prévalence des troubles de la déglutition dans la maladie de Parkinson est estimée entre 40 % et 80 %, cette variabilité s’expliquant par les différences importantes de précision des évaluations de la déglutition réalisées et par le fait que la dysphagie reste encore trop souvent sous-diagnostiquée. Pourtant, la dysphagie est la première cause de mortalité chez les patients parkinsoniens. La dysphagie peut avoir un impact négatif sur la qualité de vie des patients. Elle entraîne des difficultés lors de la prise orale (aliments, liquides et médicaments), une perte de poids, une déshydratation, une dénutrition et des limitations des activités sociales. La dépression est fréquemment associée à une qualité de vie réduite chez les patients parkinsoniens présentant des troubles de la déglutition. De plus, les pneumopathies d’inhalation liées à des fausses routes constituent l’une des principales causes d’hospitalisation chez les patients parkinsoniens, pouvant entraîner des complications graves et, parfois, le décès. Le freezing oropharyngé, également appelé festination orale, est un mouvement antéropostérieur involontaire et répétitif de la langue contre le palais mou, réalisé avant le transfert du bol alimentaire vers le pharynx. Ce mouvement est également observé lors de déglutitions multiples. Ce phénomène est plus fréquent chez les patients parkinsoniens dysphagiques, mais son impact sur la dynamique de la déglutition reste mal compris. Le freezing oropharyngé a été observé chez environ 40 % à 75 % des patients parkinsoniens lors d’examens vidéofluoroscopiques de la déglutition, également appelés pharyngographies de déglutition. Le freezing oropharyngé inhibe l’initiation de la déglutition, maintenant les voies aériennes ouvertes et entraînant une inhalation trachéale de résidus. Certains fragments glissent ensuite dans les vallécules et les sinus piriformes. Ainsi, le freezing oropharyngé aggrave l’incoordination de la phase pharyngée, augmentant le risque de pneumopathie d’inhalation. Il est donc essentiel de prendre en charge ce trouble de la déglutition. Le freezing oropharyngé est intrinsèquement rythmique. Bien que peu d’études aient été menées sur ce sujet, elles s’accordent à dire que le freezing de la marche (difficulté à initier la marche, arrêt en réponse à des obstacles, ou contournement de ceux-ci) et le freezing oropharyngé partagent des mécanismes physiopathologiques communs. Le freezing de la marche ne se limite pas à des déficits du réseau locomoteur, mais s’inscrit dans un déficit plus large affectant la coordination spatio-temporelle dans diverses tâches, de manière similaire au freezing oropharyngé. Il est donc crucial de détecter ce trouble de la déglutition de phase orale le plus tôt possible, permettant une intervention précoce adaptée qui aide les patients à conserver leurs capacités de déglutition le plus longtemps possible et prévient les complications mentionnées précédemment. Le freezing de la marche étant diagnostiqué beaucoup plus tôt et de façon plus systématique, il serait intéressant de rechercher une corrélation entre la présence d’un freezing de la marche et d’un freezing oropharyngé chez ces patients. Cela pourrait orienter les patients présentant un freezing de la marche vers une évaluation orthophonique précoce afin d’évaluer la présence d’un freezing oropharyngé.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06713265
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