Les infections bactériennes sévères, souvent responsables de sepsis et de choc septique, constituent un enjeu majeur en réanimation : environ 50 % des patients sont concernés, avec un taux de mortalité pouvant atteindre 40 %. Leur prise en charge initiale repose sur une antibiothérapie dont le spectre d'activité et la dose sont adaptés. L'une des antibiothérapies les plus utilisées en réanimation est l'association pipéracilline-tazobactam (pip-taz), une bêta-lactamine associée à un inhibiteur de bêta-lactamase, indiquée de manière probabiliste dans de nombreuses infections (pneumopathies, infections intra-abdominales, infections urinaires, etc.). Des taux de mortalité pouvant atteindre 40 %. Leur prise en charge initiale repose sur une antibiothérapie dont le spectre d'activité et la dose sont appropriés. L'une des antibiothérapies les plus utilisées en réanimation est l'association pipéracilline-tazobactam (pip-taz), une bêta-lactamine associée à un inhibiteur de bêta-lactamase, indiquée de manière probabiliste dans de nombreuses infections (pneumonies, infections intra-abdominales, infections urinaires, etc.). Les patients de réanimation présentant un choc septique présentent une pharmacocinétique spécifique, avec une augmentation du volume de distribution, notamment liée à une fuite capillaire importante, un métabolisme hépatique souvent perturbé, une éventuelle hypoalbuminémie, la présence d'une hyperclairance rénale en phase initiale ou, à l'inverse, la survenue d'une insuffisance rénale avec altération du débit de filtration glomérulaire, pouvant conduire à une épuration extrarénale, autant de modifications ayant des conséquences sur l'efficacité et la toxicité de l'antibiothérapie administrée. Le sepsis lui-même entraîne également une dysfonction rénale, les principales hypothèses physiopathologiques évoquées étant une altération de la microcirculation, une reprogrammation métabolique cellulaire et un dérèglement de la réponse inflammatoire. Il est donc essentiel de porter une attention particulière aux posologies administrées et à la pharmacocinétique de ces patients. En effet, le sous-dosage est associé à l'émergence de résistances et à un pronostic plus défavorable chez les patients de réanimation : risque accru d'échec thérapeutique, de durée de séjour et de mortalité. À l'inverse, des surdosages importants peuvent être associés à un pronostic rénal plus défavorable, à des convulsions, à une encéphalopathie pouvant entraîner un retard de réveil, ainsi qu'à une durée prolongée de ventilation mécanique et de séjour en réanimation.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07167524