Dernier essai recensé
Adhésion à la nutrition entérale
La dénutrition constitue un enjeu majeur en nutrition oncologique, touchant environ 40 % des patients atteints de cancer et ayant des conséquences négatives sur l'efficacité des traitements, la qualité de vie et le pronostic. Elle doit être détectée et prise en charge précocement, sur la base de critères cliniques et biologiques définis par les recommandations de la HAS. Pour y remédier, plusieurs stratégies nutritionnelles sont disponibles, allant de l'enrichissement de l'alimentation orale à la nutrition artificielle. La nutrition entérale, plus physiologique et comportant moins de risques que la nutrition parentérale, est recommandée en première intention. Des outils tels que des plans de soins personnalisés et des recommandations permettent d'adapter la prise en charge des patients. Cependant, la nutrition entérale reste sous-utilisée en pratique clinique, malgré les recommandations. L'étude ADHENUTE, menée à l'Institut Curie, a montré une faible observance des recommandations (31 %) et une tendance à privilégier les compléments nutritionnels oraux, même chez des patients sévèrement dénutris. Le manque de traçabilité des décisions rend difficile l'identification des freins, bien que le refus du patient soit parfois mentionné. Pour améliorer cette situation, des mesures correctives ont été mises en place : * pour les patients, à travers des ateliers éducatifs visant à les aider à mieux comprendre et accepter la nutrition entérale ; * pour les professionnels de santé, à travers des sessions de formation destinées à lever les réticences et à renforcer les connaissances. Une troisième phase de l'étude vise à évaluer l'impact de ces actions, dans le but d'augmenter l'adhésion aux recommandations et le recours à la nutrition entérale.
18 à 100 ans · Réf. NCT07571564
Mis à jour le
