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Évaluation d'une intervention musicale sur l'anxiété des patients ayant un diagnostic de syndrome coronarien aigu en situation d'urgence préhospitalière : essai contrôlé randomisé MuSCA
Le syndrome coronarien aigu (SCA) englobe un continuum de situations cliniques secondaires à une ischémie myocardique aiguë. En France, il constitue un problème de santé majeur et représentait 60 000 à 65 000 hospitalisations en 2010. En 2015, un diagnostic de SCA a été posé chez 15 à 25 % des patients consultant pour une douleur thoracique en médecine d'urgence. L'incidence du SCA est estimée entre 80 000 et 100 000 nouveaux cas par an. Au Centre Hospitalier Universitaire (CHU) de La Réunion, la douleur thoracique aiguë est la principale cause de sorties du Service Mobile d'Urgence et de Réanimation (SMUR). En 2019, elle représentait 23 % des sorties, dont 8,5 % concernaient des SCA. Le SCA peut être anxiogène en raison de son caractère inattendu et brutal. La douleur liée à l'ischémie myocardique génère de l'anxiété. Celle-ci augmente lorsque les patients associent ces douleurs à la mort. Cette anxiété est exacerbée par les délais d'attente de la prise en charge, en particulier pour les patients vivant en zone rurale. De plus, les conditions liées à la prise en charge médicale, telles que le bruit et l'environnement médical préhospitalier, sont perçues par les patients comme influençant l'anxiété. La prévalence de l'anxiété est élevée, allant de 30 à 48,5 %, chez les patients présentant une douleur thoracique et/ou un SCA. Une méta-analyse de 2020 a révélé que les patients anxieux au début de la prise en charge de leur SCA présentaient un risque accru de décès, d'infarctus du myocarde non fatal, de réhospitalisation, de récidive du SCA et de nécessité de revascularisation coronarienne répétée. Globalement, les patients atteints de SCA présentant de l'anxiété ont un risque de mortalité accru de 21 % et un risque accru de 47 % d'événements cardiovasculaires indésirables, par rapport à ceux sans anxiété. Un traitement anxiolytique préhospitalier est donc essentiel et consiste avant tout à rassurer le patient présentant un SCA. Les anxiolytiques médicamenteux sont souvent associés à des antalgiques et recommandés devant un tableau d'agitation liée à l'anxiété. Cependant, des effets négatifs peuvent interférer, rendant la surveillance clinique de ces patients inadaptée. Parallèlement, plusieurs études notent que l'anxiété est sous-diagnostiquée et sous-traitée dans la prise en charge de ces patients. Dans la réduction de l'anxiété des patients atteints de SCA, des techniques de soins non conventionnelles telles que l'aromathérapie ou le toucher-massage ont démontré leur efficacité. La musicothérapie est reconnue pour réduire l'anxiété des patients en réanimation ou en cardiologie. À notre connaissance, en France, l'effet d'une intervention musicale chez des patients présentant un SCA en préhospitalier n'a pas encore été étudié. C'est dans ce contexte que se situe l'étude MuSCA.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06017947
Mis à jour le
