ÉTUDE DE LA VALEUR AJOUTÉE D'UNE ÉVALUATION TRANSMURALE CHEZ DES PATIENTS ATTEINTS DE LA MALADIE DE CROHN SOUS BIOTHÉRAPIE AVEC SUIVI RAPPROCHÉ DE LA CALPROTECTINE FÉCALE
La maladie de Crohn (MC) est une maladie inflammatoire chronique de l'intestin (MICI) pouvant affecter considérablement la qualité de vie des patients. En raison de son caractère transmural (atteinte de toute l'épaisseur de la paroi intestinale), elle évolue naturellement vers la destruction intestinale (sténose, fistule) qui nécessite une résection intestinale chez environ la moitié des patients au cours de leur suivi. L'objectif à long terme pour les patients est de conserver une vie normale, c'est-à-dire sans symptômes et sans destruction intestinale. Pour cela, les objectifs thérapeutiques à court et moyen terme ont évolué ces dernières années. La rémission clinique n'est pas un objectif suffisant puisqu'elle n'est pas parvenue à modifier l'histoire naturelle de la maladie. L'objectif actuel à atteindre est la combinaison de la rémission clinique et de la cicatrisation muqueuse endoscopique, car celle-ci est associée à un risque réduit de progression (réapparition des symptômes, hospitalisation, résection intestinale). La calprotectine fécale, mieux acceptée que la coloscopie, est un biomarqueur non invasif de l'activité inflammatoire endoscopique dans la MC. L'étude CALM a récemment montré qu'un suivi rapproché avec évaluation clinique et biologique (dosages de la CRP et de la calprotectine fécale), appelé « tight control », associé à une intensification thérapeutique en l'absence de rémission clinique ou biologique, était associé à un meilleur taux de cicatrisation muqueuse endoscopique à 1 an qu'un suivi basé uniquement sur les symptômes. Ainsi, la stratégie « CALM » est considérée comme la référence actuelle. La cicatrisation transmurale évaluée par IRM constitue également un objectif prometteur associé à un risque réduit de progression (réapparition des symptômes, hospitalisation, résection intestinale). De plus, elle pourrait prévenir la destruction intestinale. Une étude récente menée par notre équipe suggère que la calprotectine (évaluation muqueuse) et l'IRM (évaluation transmurale) pourraient être complémentaires et constituer un meilleur objectif thérapeutique. Notre hypothèse est qu'une stratégie « CALM + IRM » ciblant simultanément la cicatrisation transmurale serait supérieure à la stratégie « CALM » seule pour maintenir la rémission clinique sans corticoïdes chez les patients atteints de MC traités par biothérapies.
À partir de 18 ans · Réf. NCT04973423
Mis à jour le
