Prévention du risque HÉMOrragique lors de la MYOmeCTomie par voie haute par l'utilisation du misoprostol.
En France, les fibromes utérins ou léiomyomes sont la tumeur bénigne la plus fréquente chez les femmes en âge de procréer. Dans 30 % des cas, les fibromes sont symptomatiques (ménorragies, anémie, douleurs), auquel cas une prise en charge chirurgicale est indiquée. Il s'agit de la myomectomie, qui peut être réalisée par hystéroscopie, par cœlioscopie (laparoscopie) ou par laparotomie, selon le nombre, la taille et la position des fibromes. Le saignement peropératoire constitue la principale difficulté chirurgicale. C'est pourquoi de nombreuses études se sont intéressées aux moyens de minimiser le risque hémorragique. Une bonne indication chirurgicale, la prévention de l'anémie (carence en fer) et l'occlusion transitoire des artères utérines pendant l'intervention contribuent à réduire ce risque. Il existe également des médicaments disponibles pour réduire le saignement peropératoire, mais peu d'études ont été menées pour évaluer leur efficacité réelle. L'un de ces produits est le misoprostol, couramment utilisé en gynécologie. Ses propriétés contractantes sur le muscle utérin suggèrent qu'il pourrait avoir un effet bénéfique sur le saignement pendant l'intervention. De plus, ce traitement est utilisé depuis de nombreuses années et sa tolérance est réputée très bonne. Les effets indésirables les plus fréquents sont digestifs, avec un risque de douleurs abdominales à type de crampes, de nausées ou de vomissements. Les investigateurs ont donc décidé de mettre en place l'étude HEMOMYOC afin de démontrer une réduction significative du saignement lors de myomectomie par laparotomie ou par cœlioscopie après la prise de misoprostol par voie orale associée à une occlusion transitoire des artères utérines, comparativement au placebo. Il semblerait que la facilité d'utilisation et la bonne tolérance du misoprostol, associées à l'occlusion transitoire des artères utérines, pourraient présenter un réel intérêt dans la prévention de la morbidité peropératoire des myomectomies, quelle que soit la voie d'abord chirurgicale. À ce jour, aucune étude n'a été menée dans ce domaine.
18 à 43 ans · Réf. NCT06882824
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