Exploration de la variabilité de l'exposition au traitement antirétroviral dans les cheveux en vue de valider sa valeur comme outil diagnostique de la non-observance partielle et/ou totale au traitement
L'observance thérapeutique se définit par le respect du schéma posologique (c'est-à-dire dose par dose et nombre de doses par jour), ainsi que de la durée d'administration (c'est-à-dire le nombre de jours pendant lesquels le schéma posologique doit être suivi). L'observance thérapeutique détermine l'efficacité thérapeutique et l'absence de toxicité du médicament prescrit. Cependant, cette observance est loin d'être respectée, même chez des patients atteints de pathologies graves comme les personnes vivant avec le VIH (PVVIH). Or, chez les PVVIH, la non-observance est une source importante d'échec virologique et elle est difficile à évaluer car elle repose le plus souvent sur ce que le patient rapporte à son médecin. Une approche actuellement utilisée consiste à déterminer la concentration du médicament dans le sang et éventuellement celle de son ou ses métabolite(s). Cependant, la détermination de la concentration sanguine d'un médicament présente deux écueils majeurs : (i) il est nécessaire de réaliser un prélèvement sanguin, ce qui reste un geste invasif pour le patient ; (ii) pour la grande majorité des médicaments, si le patient respecte scrupuleusement le schéma posologique dans les jours précédant le prélèvement sanguin, la concentration du médicament se situe le plus souvent dans l'intervalle attendu. Ainsi, une concentration dans l'intervalle de référence n'exclut pas une non-observance partielle, voire totale, entre deux consultations médicales. La salive est une matrice plus facilement accessible que le sang. Cependant, le même problème de représentativité se pose, la salive étant en équilibre quasi instantané avec le sang. Les urines pourraient être utilisées pour évaluer l'observance. Cependant, cela nécessite de multiples recueils urinaires entre deux prises. Cette contrainte n'est pas compatible avec l'organisation des services cliniques. L'objectif est de déterminer la variabilité intra-individuelle de la quantité d'antirétroviral (ARV) dans différents segments d'une même mèche de cheveux pendant des périodes d'observance thérapeutique complète. Cet objectif est préalable à l'utilisation des cheveux comme outil de détection de la non-observance thérapeutique chez les patients. Deux molécules antirétrovirales de référence seront documentées : l'emtricitabine et la lamivudine, car elles sont présentes, l'une ou l'autre, dans la majorité des stratégies d'association antirétrovirale.
18 à 70 ans · Réf. NCT07062614
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