Recherche des conséquences sur le tractus digestif des traitements proposés pour une infection urinaire chez l'enfant
L'émergence des entérobactéries productrices de bêta-lactamases à spectre étendu (E-BLSE) constitue un problème majeur de santé publique. Elle entraîne une prescription plus fréquente de pénèmes, avec le risque d'émergence et de diffusion de souches productrices de carbapénémases, susceptibles d'être résistantes à tous les antibiotiques connus. Une politique d'épargne des pénèmes est souhaitable. Parmi les alternatives aux pénèmes, l'amikacine occupe une place de choix. Elle reste active sur la majorité des souches d'E-BLSE. Certains facteurs de risque d'émergence d'E-BLSE sont connus : antibiothérapie récente (en particulier par quinolones et céphalosporines de troisième génération), hospitalisation antérieure ou résidence dans un pays à forte endémie. En pédiatrie, les E-BLSE sont principalement responsables d'infections urinaires. En France, les E-BLSE représentent environ 10 % des souches responsables d'infections urinaires. Le Groupe de Pathologie Infectieuse Pédiatrique (GPIP) de la Société Française de Pédiatrie (SFP) et la Société de Pathologie Infectieuse de Langue Française (SPILF) ont proposé différentes options thérapeutiques pour traiter les infections urinaires fébriles chez l'enfant : amikacine par voie intraveineuse ; ceftriaxone par voie intraveineuse (IV) ou intramusculaire (IM) ; ou céfixime par voie orale (PO). L'objectif de cette étude est de comparer l'émergence d'E-BLSE dans les selles des enfants après traitement des infections urinaires fébriles par amikacine IV versus ceftriaxone ou céfixime.
0 à 3 ans · Réf. NCT03825874
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