Biomarqueurs IRM prédictifs de la progression du handicap chez les patients atteints de sclérose en plaques
Le passage de la sclérose en plaques récurrente-rémittente à la sclérose en plaques secondairement progressive (SEPSP) est difficile à identifier. En règle générale, la SEPSP est diagnostiquée rétrospectivement, avec un délai important, sur la base d'un historique clinique d'aggravation progressive, indépendant des poussées. Ainsi, la SEPSP est souvent associée à une période considérable d'incertitude diagnostique. L'utilisation de l'imagerie à très haut champ peut éclairer les mécanismes de progression du handicap grâce à sa meilleure résolution spatiale et à des techniques d'imagerie avancées. Les nouvelles techniques d'imagerie morphologique permettent de visualiser les lésions inflammatoires chroniques et d'évaluer leur évolution. Elles permettent également la mesure précise de l'atrophie cérébrale, une référence dans l'évaluation de la neurodégénérescence. L'imagerie métabolique par spectroscopie du proton permet l'analyse de plusieurs métabolites cérébraux prometteurs pouvant renseigner sur le métabolisme énergétique cellulaire, la fonction mitochondriale ou le stress oxydatif, et peut aider à identifier les tissus à risque de neurodégénérescence. L'imagerie sodique peut fournir des informations sur le métabolisme énergétique axonal avant la survenue d'une atteinte axonale stable et irréversible. Cette technique est prometteuse en tant que marqueur précoce de la neurodégénérescence.
À partir de 18 ans · Réf. NCT05491031
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