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Estimation échographique de la macrosomie fœtale à terme : précision diagnostique dans les 24 heures précédant l'accouchement
L'échographie obstétricale est désormais un outil essentiel du suivi de la grossesse. En France, trois échographies sont recommandées au cours d'une grossesse unique (à 12, 22 et 32 semaines d'aménorrhée) afin d'améliorer la prise en charge maternelle et néonatale. Parmi les paramètres étudiés, l'estimation du poids fœtal permet d'évaluer la croissance fœtale et de détecter certaines pathologies telles que le retard de croissance intra-utérin ou la macrosomie. L'estimation du poids fœtal repose principalement sur la formule de Hadlock, qui combine plusieurs mesures biométriques (périmètre céphalique, périmètre abdominal et longueur fémorale). Cette estimation présente une marge d'erreur de 6 à 10 % par rapport au poids de naissance, ce qui reste suffisamment précis pour orienter des décisions médicales importantes, telles que le déclenchement du travail ou la réalisation d'une césarienne. Cependant, une erreur d'estimation peut avoir des conséquences négatives tant pour la mère que pour l'enfant. La macrosomie fœtale est définie par un poids de naissance supérieur ou égal à 4 000 g. Elle concerne environ 5 à 10 % des grossesses. Le dépistage repose principalement sur l'échographie, en particulier aux deuxième et troisième trimestres. La macrosomie est associée à un risque accru de complications pour la mère (césarienne, hémorragie du post-partum ou thrombose veineuse profonde) et pour l'enfant (dystocie des épaules, fractures, paralysie du plexus brachial ou asphyxie néonatale). Ces risques sont accrus en cas de macrosomie dans un contexte de diabète maternel. Au sein du service de gynécologie-obstétrique, les médecins appliquent le protocole de dépistage de la macrosomie décrit dans l'essai DAME. En cas de suspicion de macrosomie, une échographie supplémentaire est réalisée vers 36 semaines d'aménorrhée. La formule de Hadlock est utilisée pour estimer le poids fœtal. Les critères échographiques permettant de suspecter une macrosomie sont un poids fœtal estimé supérieur au 95e percentile (90e percentile en cas de diabète maternel) selon les courbes de l'OMS. Dans ces cas, un déclenchement est proposé entre 38 et 39 semaines d'aménorrhée, si le col est favorable. Une césarienne est proposée à la patiente si le poids fœtal estimé est supérieur à 5 000 g en l'absence de diabète et supérieur à 4 500 g en cas de diabète associé. Néanmoins, la probabilité qu'un enfant naisse effectivement macrosome après suspicion échographique se situe en moyenne entre 17 % et 80 %, et à 53 % dans notre centre. Bien que bénéfiques dans un contexte de macrosomie, les effets du déclenchement du travail ou de l'accouchement par césarienne ne sont pas négligeables pour la mère et son enfant. Dans ce contexte, l'intérêt de cette étude est de démontrer que la réalisation d'une échographie au plus près de l'accouchement pourrait permettre une estimation plus fiable du poids fœtal et une meilleure détection de la macrosomie, afin d'éviter des interventions inutiles. Les investigateurs formulent l'hypothèse que l'estimation du poids fœtal est plus précise lorsqu'elle est réalisée dans les 24 heures précédant l'accouchement. Lorsque l'évaluation est effectuée plus tôt, elle suppose intrinsèquement un rythme de croissance fœtale constant jusqu'à la naissance, ce qui peut ne pas refléter les schémas de croissance réels. Une estimation plus précise du poids de naissance pourrait améliorer la prise de décision clinique et optimiser la prise en charge maternelle et néonatale, en réduisant potentiellement les interventions inutiles telles que le déclenchement du travail ou l'accouchement par césarienne.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07433751
Mis à jour le
