Stress professionnel chez les médecins et internes en ophtalmologie
Les médecins et internes en ophtalmologie travaillent dans des conditions de stress lors des gardes de nuit aux urgences ophtalmologiques. Sous la pression du temps, caractéristique de l'urgence des soins, ils doivent mobiliser toutes leurs ressources cognitives pour poser un diagnostic précis et prendre des décisions adaptées, avec parfois des actes chirurgicaux en urgence. De plus, en France, ils travaillent de nuit à la suite d'une journée de travail habituelle, et peuvent également travailler 48 heures consécutives pendant les week-ends, suivies d'une journée de travail... soit 60 heures de travail consécutives... Il a été démontré que des durées de travail prolongées associées à un temps de récupération court constituent un facteur majeur de stress et de fatigue. Même si cela n'a pas été démontré chez les ophtalmologistes, ces conditions de travail peuvent contribuer à des symptômes d'épuisement mental et de fatigue physique (privation de sommeil), souvent accompagnés d'une perte de motivation au travail. Cela peut entraîner un sentiment de perte de contrôle du temps ; le stress peut également altérer la perception du temps et conduire à des actions précipitées ou à un retard dans la prise de décision. Les effets combinés du stress, du sentiment de perte de contrôle du temps et de la fatigue ont nécessairement un impact sur la performance et la qualité du travail, avec un risque élevé d'erreur médicale. Par ailleurs, un stress prolongé peut exposer les ophtalmologistes à un risque accru de plusieurs pathologies, principalement l'inflammation systémique et les maladies coronariennes. L'hypothèse principale est qu'un travail prolongé (jusqu'à 60 heures consécutives) peut avoir un impact sur la variabilité de la fréquence cardiaque (VFC), comparativement à une journée de travail habituelle.
18 à 65 ans · Réf. NCT04959838
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