Impact de l'activité physique sur les toxicités induites par l'immunothérapie dans la prise en charge du mélanome
La prise en charge du mélanome repose sur l'exérèse chirurgicale première de la tumeur. En cas de mélanome présentant des critères de mauvais pronostic, ou lorsqu'il est localement avancé ou métastatique, il existe une indication à la mise en place d'un traitement adjuvant, qui peut, dans ce contexte, être une immunothérapie. Les immunothérapies sont des traitements qui ont révolutionné le pronostic des patients atteints de mélanome. Ce sont des thérapies qui agissent en stimulant le système immunitaire afin de renforcer la réponse anti-tumorale. Leurs toxicités sont représentées par des toxicités à médiation immunitaire, similaires à de véritables maladies auto-immunes. L'activité physique adaptée en tant que soin de support en oncologie est en plein essor. D'un point de vue physiopathologique, l'activité physique est supposée moduler le système immunitaire (en réduisant l'inflammation, en restaurant la surveillance immunitaire, en stimulant les réponses anti-tumorales par l'induction de la prolifération des lymphocytes T, en modulant le microbiote intestinal, et en influençant les cellules du microenvironnement tumoral, etc.). La modulation du système immunitaire par l'activité physique pourrait également permettre d'émettre l'hypothèse d'une modulation des toxicités induites par les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire. Nous souhaitons étudier cette hypothèse chez des patients atteints de mélanome avancé candidats à une immunothérapie. Originalité et aspects innovants : L'activité physique en tant que soin de support en oncologie s'est considérablement développée ces dernières années. Cependant, l'activité physique adaptée (APA) n'est actuellement proposée que dans un seul centre en France (CHU de Lille). Outre l'impact probable sur la qualité de vie des patients, si nous trouvons des éléments en faveur d'une réduction des toxicités liées au traitement du mélanome grâce à l'activité physique, il serait d'autant plus intéressant d'introduire l'APA au CHU de Montpellier. Objectifs principal et secondaires : Objectif principal : Analyser l'association entre le niveau d'activité physique (estimé par le questionnaire IPAQ) à l'instauration de l'immunothérapie et la survenue d'effets indésirables à 6 mois après le début du traitement chez des patients adultes atteints de mélanome. Objectifs secondaires : Analyser l'association entre le niveau d'activité physique et l'efficacité du traitement par immunothérapie chez des patients adultes atteints de mélanome. Décrire l'évolution trimestrielle de l'état général des patients par la mesure du statut OMS et de l'IMC. Évaluer l'évolution de l'état général des patients : statut OMS et IMC à l'instauration du traitement, après 3 mois, et à 6 mois de traitement. Étudier l'évolution de la qualité de vie des patients pendant leur traitement en fonction de leur niveau d'activité physique, à l'aide du questionnaire QLQ-C30. Étude préliminaire : Nous souhaitons évaluer la corrélation entre l'activité physique auto-déclarée par les patients et leur activité physique réelle. Afin d'obtenir une mesure objective du niveau d'activité physique des patients, nous prévoyons de collaborer avec la plateforme CARTIGEN et de proposer à un petit nombre de patients inclus (maximum 50) de porter des actimètres au poignet pendant une semaine avant l'instauration du traitement. Nous analyserons ensuite ces données afin de déterminer le niveau d'activité physique de base des patients et de les comparer aux données recueillies par questionnaires. Il s'agit d'une étude de cohorte prospective s'inscrivant dans le cadre de la recherche épidémiologique analytique. C'est une étude bicentrique : CHRU de Montpellier - Hôpital Saint-Éloi et ICM Val d'Aurelle.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06627595
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