Effets de l'administration intravasculaire de cellules stromales mésenchymateuses dérivées de la gelée de Wharton du cordon ombilical sur l'immunomodulation systémique et la neuroinflammation après traumatisme crânien
Les traumatismes crâniens (TC) constituent l'une des principales causes de décès et de handicap dans le monde. Les patients concernés présentent des déficits physiques, cognitifs et psychosociaux, entraînant un impact économique important pour la société. Les traitements disponibles pour les patients atteints de traumatisme crânien sont limités et aucun n'a démontré d'effets neuroprotecteurs ou neurorestaurateurs prolongés et durables. Le handicap lié au traumatisme crânien est associé à la sévérité de la lésion initiale, mais également à la réponse neuroinflammatoire qui s'ensuit et qui peut persister longtemps après la lésion initiale. De plus, un nombre croissant de données suggère un lien entre la neuroinflammation induite par le traumatisme crânien et les troubles neurodégénératifs post-traumatiques. Par conséquent, de nouvelles thérapies déclenchant une immunomodulation et favorisant la récupération neurologique font l'objet d'efforts de recherche importants. Dans ce contexte, les thérapies à base de cellules mésenchymateuses sont actuellement étudiées pour traiter divers troubles neurologiques, en raison de leur capacité à moduler la neuroinflammation et à favoriser simultanément la neurogenèse, l'angiogenèse et la neuroprotection. Des essais cliniques utilisant des CSM par voie intraveineuse ont été menés pour diverses pathologies, l'ensemble de ces études montrant un bon profil de sécurité. L'hypothèse de l'étude est qu'un traitement intraveineux répété par des CSM dérivées de la gelée de Wharton du cordon ombilical pourrait être associé à une diminution significative de la neuroinflammation post-traumatique et à une amélioration de l'état neuroclinique. L'objectif principal de l'étude est d'évaluer l'effet d'injections intraveineuses itératives de CSM sur la neuroinflammation post-traumatique mesurée dans le corps calleux par TEP-IRM à 6 mois, chez des patients cérébrolésés graves ne répondant pas à des ordres verbaux simples 5 jours après l'arrêt de la sédation.
18 à 50 ans · Réf. NCT06146062
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