Évaluation de l'impact d'une altération du métabolisme du NAD+ sur le pronostic rénal des patients admis en réanimation (NI-AKI)
Parmi l'ensemble des patients admis en réanimation, on estime que plus de la moitié d'entre eux sont exposés, au cours de leur séjour, à une insuffisance rénale aiguë (IRA). Ayant un impact sur le pronostic vital à court terme, la survenue d'une insuffisance rénale n'est pas sans conséquence chez les survivants de réanimation, qui présentent un risque accru de décès, principalement médié par un surrisque au regard de la maladie rénale chronique et/ou de certaines pathologies cardiovasculaires. La dénutrition, en particulier les carences vitaminiques, a déjà été rapportée comme un facteur de risque d'IRA. Des études menées sur deux modèles (animal et humain) ont récemment mis en évidence l'importance d'un défaut de production de NAD+ dans la survenue de l'insuffisance rénale. La synthèse du NAD+ peut se faire à partir du tryptophane ou via une voie de récupération à partir de la vitamine PP. Dans une étude de phase 2 menée chez des patients bénéficiant d'une chirurgie cardiaque, la supplémentation en vitamine B3 s'est accompagnée d'une réduction de la survenue d'IRA et d'une limitation de la durée/intensité du dysfonctionnement rénal. Cette recherche innovante vise à identifier une altération de la voie métabolique de production du NAD+ comme facteur de risque d'IRA chez les patients de réanimation. Il s'agirait de la première étude à aborder cette question dans cette population spécifique. L'objectif principal de cette recherche est de décrire l'association entre le rapport urinaire quinolinate/tryptophane à l'admission et la survenue d'une insuffisance rénale aiguë chez les patients admis en réanimation.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07203131
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