QUAND DEVONS-NOUS RÉALISER une IMAGERIE PAR RÉSONANCE MAGNÉTIQUE CARDIAQUE chez des PATIENTS ADRESSÉS pour des EXTRASYSTOLES VENTRICULAIRES par LEURS CARDIOLOGUES
Les extrasystoles ventriculaires (ESV) constituent une entité fréquente, touchant environ 20 % de la population générale. Elles peuvent être découvertes de façon fortuite sur un électrocardiogramme (ECG) ou être associées à des symptômes couvrant un large spectre, allant des palpitations aux douleurs thoraciques, jusqu'à la syncope. Le bilan initial non invasif comprend un enregistrement Holter ECG, une échocardiographie transthoracique (ETT) et une épreuve d'effort visant à écarter une cardiopathie structurelle, les cas restants étant qualifiés d'arythmies ventriculaires bénignes ou « idiopathiques ». Cependant, ces examens peuvent ne pas mettre en évidence des anomalies myocardiques discrètes telles que la dysplasie arythmogène du ventricule droit, la cardiomyopathie hypertrophique apicale, une myocardite guérie, ou des cardiomyopathies ischémiques ou non ischémiques. L'imagerie par résonance magnétique cardiaque (IRM cardiaque) est la modalité de référence pour évaluer la fonction ventriculaire régionale et globale. C'est également une modalité unique pour détecter de façon non invasive l'œdème myocardique, le remplacement graisseux myocardique, la fibrose focale et diffuse, et elle pourrait potentiellement identifier une cardiopathie structurelle chez les patients présentant des ESV. Cependant, le rôle de l'IRM cardiaque reste incertain ; elle est recommandée en cas de présentation atypique ou lorsque le bilan initial ne permet pas d'exclure une cardiomyopathie (recommandation de classe IIa). Cette étude visait à déterminer si et quand l'IRM cardiaque peut être réalisée afin d'apporter des informations diagnostiques ou pronostiques complémentaires au bilan initial chez les patients adressés pour des ESV par leur cardiologue.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06801743
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