Évaluation par imagerie post-thérapeutique des patients atteints de la maladie de Horton (artérite à cellules géantes) (EvHortim)
L'artérite à cellules géantes (ACG), également appelée maladie de Horton, est une artérite inflammatoire touchant les artères de gros et moyen calibre, avec une incidence estimée à 17,8/100 000 chez les personnes de plus de 50 ans. La maladie présente des complications potentielles ophtalmologiques, neurologiques, cardiaques et vasculaires aortiques, faisant du diagnostic une urgence en cas de suspicion de maladie de Horton. Seule une corticothérapie débutée le plus précocement possible peut prévenir ces complications. Le diagnostic repose historiquement sur la biopsie d'artère temporale, mais les récents critères de classification ACR/EULAR 2022 proposent des alternatives à cet examen invasif, en particulier des examens d'imagerie tels que l'échographie de l'artère temporale et la tomographie par émission de positons (TEP). Bien qu'elle ne soit pas incluse dans ces dernières recommandations, l'IRM de paroi haute définition peut également apporter des arguments en faveur de ce diagnostic, et éviter le recours à une biopsie d'artère temporale, dont la sensibilité n'est que de 75 %. Les investigateurs ont récemment démontré, dans une cohorte prospective, que l'IRM de paroi, éventuellement associée à l'échographie de l'artère temporale ou à l'angiographie rétinienne, était nettement supérieure à la biopsie d'artère temporale en termes de performance diagnostique. La principale limite de ces examens d'imagerie est le manque de données dans la littérature sur l'évolution des anomalies au fil du temps, et en particulier après l'instauration d'une corticothérapie orale. Cette incertitude rend difficile l'utilisation de ces examens pour surveiller l'activité de la maladie, en particulier en cas de suspicion de rechute, situation fréquente dans laquelle le clinicien est régulièrement mis en défaut du fait d'une symptomatologie souvent trompeuse et de l'absence possible d'un syndrome inflammatoire biologique franc. Les investigateurs proposent de mener une étude visant à décrire l'évolution des anomalies pariétales des vaisseaux crâniens à l'IRM de paroi et à l'échographie, en répétant systématiquement ces examens à 1 mois et 3 mois après l'IRM initiale réalisée au diagnostic, en complément du suivi réalisé dans le cadre du soin courant à 6 et 12 mois après le diagnostic. En cas de rechute survenant dans l'intervalle, une nouvelle IRM pourra être réalisée et comparée à l'IRM la plus récente, afin de rechercher des arguments en faveur d'une activité de la maladie.
À partir de 50 ans · Réf. NCT06004154
Mis à jour le
