Influence du ressentiment et de la capacité à pardonner sur la qualité de vie des personnes vivant avec le VIH
Le stress lié à la vie quotidienne est fortement associé à une dégradation de la santé mentale et physique, et ses effets expliquent une morbidité et une mortalité importantes. Le pardon est l'un des facteurs pouvant influencer les effets du stress sur la santé. Par définition, le pardon correspond à la libération de sentiments, d'émotions et de comportements négatifs - et éventuellement à la libération de sentiments positifs - envers un offenseur. De nombreuses études ont montré que le pardon est associé à plusieurs bénéfices pour la santé mentale et physique. La littérature indique qu'un niveau élevé de propension au pardon (trait) prédispose la personne à ressentir le pardon (état) plus fréquemment. Autrement dit, une disposition plus marquée au pardon est censée accroître l'expérience du pardon, ce qui, à son tour, atténuerait les effets négatifs du stress. Le pardon constitue donc une stratégie d'adaptation pouvant jouer un rôle bénéfique dans la relation entre stress et santé. Les personnes vivant avec le VIH (PVVIH) sont particulièrement exposées au stress, non seulement en raison de leur pathologie chronique, mais aussi en raison de la stigmatisation associée à cette maladie. Très peu d'études se sont intéressées à l'impact du pardon (état ou trait) sur la santé physique des PVVIH, et encore moins à l'impact d'une intervention favorisant la disposition au pardon. L'objectif de cette étude observationnelle prospective monocentrique est de montrer, dans un pays très laïcisé, que le pardon a un effet sur le bien-être ainsi que sur d'autres paramètres de santé.
À partir de 18 ans · Réf. NCT05660148
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