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Médecines complémentaires et alternatives chez les patients atteints d'hémopathies malignes en France
La médecine intégrative promeut l'incorporation d'éléments issus des médecines complémentaires et alternatives (MCA) dans la prise en charge des patients. Ces approches sont définies comme des traitements ne relevant pas habituellement des soins médicaux conventionnels (1). Les pratiques de MCA comprennent l'ostéopathie, l'acupuncture, l'aromathérapie, la naturopathie et diverses techniques énergétiques, bien que leur efficacité ne soit pas toujours bien établie. Néanmoins, une méta-analyse portant sur l'utilisation des MCA dans le contexte du cancer rapportait une prévalence d'utilisation de 40 % en 2012 (2). Par la suite, une étude menée en France en 2015 a révélé une prévalence d'utilisation des MCA de 83 % pour l'ensemble des types de cancer, soulignant l'intérêt porté à ces thérapies (3). Les MCA sont souvent employées pour atténuer les effets secondaires des traitements conventionnels, tels que la fatigue, les nausées et les vomissements. L'étude française de 2015 portait principalement sur les tumeurs solides, les hémopathies malignes ne représentant que 2 % des cas, ce qui limitait l'évaluation de l'utilisation des MCA dans ce contexte (3). À l'heure actuelle, il n'existe aucune donnée spécifique évaluant l'utilisation des MCA chez les patients atteints d'hémopathies malignes en France. Contrairement aux tumeurs solides, les hémopathies malignes se caractérisent par leur nature diffuse, ce qui rend leur localisation et leur traitement plus difficiles à appréhender pour les patients (4). En outre, une étude qualitative menée par les investigateurs sur les besoins spirituels de patients récemment diagnostiqués avec une hémopathie maligne a identifié les MCA comme un domaine d'intérêt. Parmi les dix patients de l'étude, sept utilisaient des MCA et ont rapporté une amélioration de leur bien-être spirituel, défini comme la capacité à intégrer le sens et le but de la vie dans leur expérience de santé, à travers les relations avec soi-même, autrui, l'art, la nature ou une entité supérieure. Cet aspect de l'utilisation des MCA n'avait pas été exploré dans l'étude précédente des investigateurs sur les besoins spirituels des patients, notamment pour comprendre leur attrait et les motivations des patients à y recourir. Il apparaît donc essentiel d'explorer cette pratique, connue pour être répandue parmi les professionnels de santé. Comprendre ces parcours de soins complémentaires permettrait d'en assurer la sécurité (par exemple en évitant ou en signalant d'éventuelles interactions médicamenteuses) et de favoriser la relation patient-soignant autour d'un sujet parfois considéré comme tabou (5). Cela contribuerait, in fine, à mieux accompagner les patients dans une perspective de soins globaux.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07541326
Mis à jour le
