Médecines complémentaires et alternatives chez les patients atteints d'hémopathies malignes en France
Utilisation des médecines complémentaires et alternatives chez les patients atteints d'hémopathies malignes en France : une étude à méthodes mixtes
Promoteur : University Hospital, Limoges
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 19 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Complementary and Alternative Medicine Among Patients With Hematologic Malignancies in France
Use of Complementary and Alternative Medicine Among Patients With Hematologic Malignancies in France: a Mixed-methods Study
Integrative medicine promotes the incorporation of elements from complementary and alternative medicines (CAM) into patient care. These approaches are defined as treatments that are not routinely part of conventional medical care (1). CAM practices include osteopathy, acupuncture, aromatherapy, naturopathy, and various energy-based techniques, although their efficacy is not always well-established. Nevertheless, a meta-analysis on the use of CAM in the context of cancer reported a 40% prevalence of use in 2012 (2). Subsequently, a study conducted in France in 2015 revealed an 83% prevalence of CAM use across all types of cancer, underscoring the interest in these therapies (3). CAM is often employed to alleviate side effects of conventional treatments, such as fatigue, nausea, and vomiting. The 2015 French study primarily focused on solid tumors, with hematological malignancies representing only 2% of the cases, thereby limiting the assessment of CAM use in this context (3). Currently, there is no specific data evaluating the use of CAM among patients with hematological malignancies in France. Hematological malignancies, unlike solid tumors, are characterized by their diffuse nature, making their localization and treatment more challenging for patients to comprehend (4). Additionally, a qualitative study the investigators conducted on the spiritual needs of patients recently diagnosed with hematological malignancies identified CAM as an area of interest. Among the ten patients in the study, seven were using CAM and reported an improvement in their spiritual well-being, which is defined as the ability to integrate the meaning and purpose of life into their health experiences, through relationships with themselves, others, art, nature, or a higher entity. This aspect of CAM utilization was not explored in our previous study on the spiritual needs of patients, particularly in understanding their appeal and the motivations of patients to adopt them. Therefore, it appears crucial to explore this practice, which is known to be common among healthcare providers. Understanding these complementary care pathways would enable their safety (e.g., avoiding or informing about potential drug interactions) and foster the patient-provider relationship around a topic that is sometimes considered taboo (5). Ultimately, this would contribute to better supporting patients within a holistic care perspective.
La médecine intégrative promeut l'incorporation d'éléments issus des médecines complémentaires et alternatives (MCA) dans la prise en charge des patients. Ces approches sont définies comme des traitements ne relevant pas habituellement des soins médicaux conventionnels (1). Les pratiques de MCA comprennent l'ostéopathie, l'acupuncture, l'aromathérapie, la naturopathie et diverses techniques énergétiques, bien que leur efficacité ne soit pas toujours bien établie. Néanmoins, une méta-analyse portant sur l'utilisation des MCA dans le contexte du cancer rapportait une prévalence d'utilisation de 40 % en 2012 (2). Par la suite, une étude menée en France en 2015 a révélé une prévalence d'utilisation des MCA de 83 % pour l'ensemble des types de cancer, soulignant l'intérêt porté à ces thérapies (3). Les MCA sont souvent employées pour atténuer les effets secondaires des traitements conventionnels, tels que la fatigue, les nausées et les vomissements. L'étude française de 2015 portait principalement sur les tumeurs solides, les hémopathies malignes ne représentant que 2 % des cas, ce qui limitait l'évaluation de l'utilisation des MCA dans ce contexte (3). À l'heure actuelle, il n'existe aucune donnée spécifique évaluant l'utilisation des MCA chez les patients atteints d'hémopathies malignes en France. Contrairement aux tumeurs solides, les hémopathies malignes se caractérisent par leur nature diffuse, ce qui rend leur localisation et leur traitement plus difficiles à appréhender pour les patients (4). En outre, une étude qualitative menée par les investigateurs sur les besoins spirituels de patients récemment diagnostiqués avec une hémopathie maligne a identifié les MCA comme un domaine d'intérêt. Parmi les dix patients de l'étude, sept utilisaient des MCA et ont rapporté une amélioration de leur bien-être spirituel, défini comme la capacité à intégrer le sens et le but de la vie dans leur expérience de santé, à travers les relations avec soi-même, autrui, l'art, la nature ou une entité supérieure. Cet aspect de l'utilisation des MCA n'avait pas été exploré dans l'étude précédente des investigateurs sur les besoins spirituels des patients, notamment pour comprendre leur attrait et les motivations des patients à y recourir. Il apparaît donc essentiel d'explorer cette pratique, connue pour être répandue parmi les professionnels de santé. Comprendre ces parcours de soins complémentaires permettrait d'en assurer la sécurité (par exemple en évitant ou en signalant d'éventuelles interactions médicamenteuses) et de favoriser la relation patient-soignant autour d'un sujet parfois considéré comme tabou (5). Cela contribuerait, in fine, à mieux accompagner les patients dans une perspective de soins globaux.
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