Laboratoires Théa en détail
Les Laboratoires Théa sont un laboratoire pharmaceutique familial et indépendant, installé à Clermont-Ferrand et entièrement consacré à l’ophtalmologie. Premier laboratoire européen indépendant dans ce domaine selon ses propres termes, Théa développe des collyres et des traitements pour les maladies de l’œil, produit en Auvergne et conduit des essais cliniques dans des services d’ophtalmologie en France et en Europe.
Histoire et identité
Théa a été fondé en 1994 à Clermont-Ferrand par Henri Chibret, héritier d’une lignée de pharmaciens et d’ophtalmologistes auvergnats dont les activités remontent au dix-neuvième siècle ; le laboratoire familial Chibret, cédé à un groupe américain dans les années 1960, avait déjà fait de Clermont-Ferrand une capitale française du collyre. Le groupe est aujourd’hui présidé par Jean-Frédéric Chibret, et reste détenu par la famille, ce qui lui permet, selon lui, de prendre des décisions à long terme.
Selon le groupe, Théa est implanté dans plus de vingt pays par ses filiales, en Europe, en Amérique du Nord, en Amérique latine et au Moyen-Orient, et exporte dans le monde entier. Son siège est rue Louis-Blériot, à Clermont-Ferrand.
Domaines de recherche
Toute l’activité de Théa porte sur l’œil et ses maladies : sécheresse oculaire, glaucome, allergies oculaires, infections et inflammations de l’œil, herpès oculaire, hygiène des paupières, mydriase et anesthésie pour la chirurgie, nutrition oculaire. Le groupe s’est fait connaître par ses collyres sans conservateur, qu’il a été parmi les premiers à développer à grande échelle, et par des flacons et unidoses conçus pour les délivrer.
Sa recherche porte sur de nouvelles formulations, sur des traitements du glaucome et de la sécheresse oculaire, et sur des dispositifs d’administration. Théa revendique une production entièrement européenne et construit une nouvelle unité de production à Gannat, dans l’Allier.
Présence en France
Le siège, la recherche et une partie de la production de Théa sont à Clermont-Ferrand ; le groupe est l’un des principaux employeurs industriels de l’agglomération. La nouvelle usine de Gannat, à une cinquantaine de kilomètres, doit renforcer cette ancrage auvergnat.
En janvier 2026, Théa a rejoint Sanofi, Servier, Ipsen, Pierre Fabre, Guerbet et LFB pour fonder un nouveau syndicat professionnel, distinct du Leem, consacré à l’accès des patients français aux médicaments innovants et à la recherche et la production en France.
Les essais cliniques de Théa en France
Théa est promoteur d’essais en ophtalmologie conduits en France et en Europe. Ce portail en recense quelques-uns, importés du registre public ClinicalTrials.gov avec leur source et leur date ; chaque fiche indique les lieux en France et renvoie vers le registre d’origine.
Un essai promu par Théa se déroule dans des services d’ophtalmologie hospitaliers ou des cabinets et centres spécialisés. Ce sont eux qui accueillent les participants, les informent, recueillent leur consentement et les suivent. Les essais évaluent le plus souvent un collyre ou un dispositif chez des personnes concernées par la maladie étudiée : sécheresse oculaire, glaucome, conjonctivite allergique, par exemple. Les études de phase I chez des volontaires sains, plus rares en ophtalmologie, sont confiées à des unités spécialisées.
Participer à un essai promu par Théa
Les essais s’adressent à des personnes suivies pour une maladie de l’œil : la voie d’accès est l’ophtalmologiste qui vous suit, qui connaît les essais ouverts dans son service ou sa région. Vous pouvez aussi repérer un essai sur ce portail, lire ses critères publics et en parler à votre ophtalmologiste. Le portail n’évalue jamais votre éligibilité et ne transmet aucune candidature.
Indemnisation et prise en charge
Dans un essai chez des patients, les soins liés à l’étude et le produit étudié sont pris en charge par le promoteur. Les essais en ophtalmologie demandent souvent plusieurs visites avec des examens spécialisés ; une indemnisation des contraintes peut être prévue, examinée par le comité de protection des personnes et soumise au plafond légal de 6 000 € par période de douze mois. Les frais de déplacement sont remboursés selon le protocole.
Encadrement et transparence
Chaque essai de Théa en France a été autorisé par l’ANSM et a reçu l’avis favorable d’un comité de protection des personnes ; les essais européens relèvent du règlement européen sur les essais cliniques. Le groupe enregistre ses essais dans des registres publics et publie leurs résultats. Le portail essai-clinique.com reprend ces informations publiques ; il n’a aucun lien commercial avec Théa et ne reçoit aucune donnée des participants.
À quoi ressemble un essai de Théa en ophtalmologie
Les essais en ophtalmologie ont leurs particularités. Le produit étudié est le plus souvent un collyre, administré une ou plusieurs fois par jour par le participant lui-même, parfois dans un seul œil pour que l’autre serve de comparaison, parfois dans les deux. Le centre commence par une visite de sélection avec un examen ophtalmologique complet : mesure de l’acuité visuelle, examen à la lampe à fente, pression intraoculaire pour les études sur le glaucome, tests de la qualité des larmes pour la sécheresse oculaire, questionnaires sur les symptômes. Le participant est ensuite tiré au sort entre le produit étudié et un produit de référence ou un placebo, souvent sans que le médecin ni lui ne sache lequel.
Les visites de suivi sont rapprochées au début, puis espacées, sur une durée qui va de quelques semaines pour une infection ou une allergie à plusieurs mois pour un glaucome ou une sécheresse chronique. Entre les visites, le participant tient généralement un carnet où il note ses instillations et ses symptômes. Les contraintes sont modestes : respecter les horaires d’instillation, ne pas utiliser d’autres collyres sans en parler au centre, venir aux rendez-vous. Le participant peut se retirer à tout moment et reprendre son traitement habituel.
Lire une fiche d’essai Théa sur le portail
Les essais de Théa recensés ici proviennent du registre public ClinicalTrials.gov. Chaque fiche affiche l’identifiant « NCT » de l’essai, son titre, sa phase, son statut de recrutement, la tranche d’âge annoncée et les villes françaises où il est ouvert, avec le nom du service d’ophtalmologie lorsqu’il est communiqué. La date de mise à jour est celle du registre.
Un statut « recrutement en cours » indique que le promoteur déclare encore chercher des participants, sans garantir une place dans chaque centre ni votre correspondance aux critères ; seul l’ophtalmologiste investigateur peut en juger. Le portail se contente de relayer ces informations publiques ; il ne pose aucun diagnostic et ne recueille aucune donnée de santé.
Repères
- Dix-neuvième siècle : la famille Chibret, pharmaciens et ophtalmologistes à Clermont-Ferrand.
- 1994 : fondation de Théa par Henri Chibret.
- Années 2000 : développement à grande échelle des collyres sans conservateur.
- Aujourd’hui : plus de vingt filiales, production entièrement européenne, présidence de Jean-Frédéric Chibret.
- En cours : construction d’une nouvelle unité de production à Gannat, dans l’Allier.
Questions fréquentes
Théa recrute-t-il directement des volontaires ? Non. Les participants sont recrutés par les services d’ophtalmologie investigateurs, ou par des unités spécialisées pour les volontaires sains.
Les essais concernent-ils aussi les lentilles ou la chirurgie ? Théa conduit des essais sur des collyres et des dispositifs d’administration, y compris autour de la chirurgie oculaire ; chaque fiche d’essai précise son objet.
Le portail est-il lié à Théa ? Non. Les fiches d’acteurs sont rédigées par la rédaction à partir de sources publiques ; aucune n’est vendue ni sponsorisée sans mention explicite.
Sources : laboratoires-thea.com.
Rédigé par la rédaction du portail à partir des sources citées, mis à jour le . Aucune information de cette page ne constitue un avis médical ni une garantie d’admission à une étude.
