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Impact d'un programme d'activité physique adaptée (APA) sur la survie sans événement (EFS) chez des patients atteints de lymphome B diffus à grandes cellules traités en 1re ligne
Le lymphome B diffus à grandes cellules est l'histologie la plus fréquente des lymphomes malins non hodgkiniens (31 % des lymphomes), avec une incidence comprise entre 15 et 20 nouveaux cas par an pour 100 000 habitants en France. L'âge médian est de 65 ans et un tiers des patients ont plus de 75 ans. 60 % des patients sont guéris après un schéma standard de chimiothérapie par RCHOP ; 40 % des patients rechuteront cependant. Aucun autre schéma n'a montré d'amélioration de la survie globale, mais des facteurs de mauvais pronostic ont été identifiés. Au-delà de ces facteurs, d'autres facteurs pronostiques peuvent influencer la survie globale et la survie sans progression : la sarcopénie, les troubles de l'état nutritionnel. La sarcopénie se définit par la réduction de la masse et de la force musculaires. Elle a été décrite pour la première fois chez les personnes âgées et classée comme syndrome gériatrique, au même titre que la démence, les chutes ou la fragilité. Elle varie de 5 à 13 % entre 60 et 70 ans et de 11 à 50 % au-delà de 80 ans, et est classée comme primitive, c'est-à-dire liée à l'âge. Elle peut toutefois être secondaire à une néoplasie. Cet événement a été décrit chez des patients atteints d'hémopathies malignes au cours de la chimiothérapie et peut concerner jusqu'à 55 % des patients âgés. Elle est proportionnelle à l'intensité des traitements. Elle apparaît comme un facteur pronostique indépendant délétère pour la survie de ces patients. L'exercice physique associé à un soutien nutritionnel pourrait la réduire. L'impact positif de l'activité physique adaptée a été démontré dans de nombreuses publications concernant la réduction de l'incidence et du risque de rechute pour certains cancers (sein, côlon, prostate). Il est moins évident en hématologie au vu des études publiées sur l'activité physique adaptée. L'activité physique adaptée semble apporter un bénéfice de survie dans le lymphome B diffus à grandes cellules, cependant les effectifs restent trop faibles dans cette histologie. La sarcopénie est un événement souvent sous-estimé et est associée à un âge plus avancé, à des comorbidités, à une augmentation des complications infectieuses et à une mortalité précoce. Corriger la sarcopénie par une activité physique adaptée pourrait réduire son impact pronostique négatif. L'objectif de l'étude est d'augmenter de 15 % la survie sans événement des patients du bras RCHOP associé à l'activité physique adaptée, par rapport au bras standard.
À partir de 65 ans · Réf. NCT04670029
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