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Faisabilité et précision d'un algorithme échographique pour le diagnostic de la dyspnée aiguë aux urgences
La prise en charge de la douleur thoracique a révolutionné son pronostic, principalement en améliorant le diagnostic en urgence de l'infarctus du myocarde. Actuellement, la dyspnée aiguë est deux fois plus fréquente que la douleur thoracique et sa mortalité associée est bien plus élevée (16% des dyspnées aiguës admises aux urgences). Une prise en charge inadaptée de la dyspnée aiguë aux urgences est fréquente (30%) et est associée à un triplement de la mortalité intra-hospitalière après ajustement des facteurs de confusion (2.83, IC 1.48 à 5.41, p=0.002). D'autres éléments ont également souligné l'importance d'un diagnostic rapide et adapté de la dyspnée aiguë : * Les recommandations européennes de 2015 sur l'insuffisance cardiaque aiguë insistent sur la nécessité d'un traitement adapté dans les 90 minutes suivant le premier contact médical. * Une prise en charge inadaptée d'une décompensation de bronchite chronique est associée à un doublement de la mortalité intra-hospitalière. * Il est recommandé d'instaurer une antibiothérapie dans les 4 heures suivant l'admission pour une pneumonie. * 30% des embolies pulmonaires ne sont pas diagnostiquées lors du passage initial aux urgences, alors que leur mortalité en l'absence de traitement est de 25%. L'échographie pulmonaire, veineuse et cardiaque (simplifiée) est associée à une amélioration des performances diagnostiques aux urgences. Cependant, aucun algorithme échographique dédié aux médecins urgentistes n'a été formellement validé. Le protocole BLUE (Lichtenstein et al., Chest 2008) a été validé chez des patients de soins intensifs présentant des phénotypes très différents de ceux admis aux urgences. Pivetta et al. (Chest 2015) ont proposé un algorithme centré uniquement sur le diagnostic de l'insuffisance cardiaque, ne fournissant donc pas de diagnostic pour toutes les autres causes de dyspnée aux urgences. Enfin, Zanbonetti et al. (Chest 2017) ont proposé une utilisation « non guidée » de l'échographie, intégrant notamment l'évaluation de la veine cave inférieure. Cependant, la mesure de la veine cave inférieure est difficile au début de la prise en charge aux urgences lorsque les patients sont en détresse respiratoire aiguë.
À partir de 50 ans · Réf. NCT03691857
Mis à jour le
