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Incidence, caractéristiques et évolution du vasospasme cérébral à impact clinique dans les traumatismes crâniens modérés à sévères compliqués d'une hémorragie sous-arachnoïdienne au CHU de Martinique
Contexte : le traumatisme crânien modéré à sévère avec altération de l'état de conscience est une pathologie extrêmement fréquente (entre 60 et 120 cas pour 100 000 personnes par an selon le pays et la tranche d'âge), et est responsable de 30 % des décès par traumatisme. Il se complique dans 30 à 60 % des cas d'une hémorragie sous-arachnoïdienne (HSA), ce qui en fait la première cause d'HSA. L'HSA et ses complications sont bien décrites lorsque l'origine est anévrismale, notamment le vasospasme cérébral (VC), car il favorise une ischémie cérébrale retardée avec un impact pronostique majeur. C'est pourquoi le dépistage et la prévention de ce vasospasme sont bien établis dans la littérature et en pratique, dans le contexte nosologique de l'HSA anévrismale. Problématique de recherche : cependant, en ce qui concerne l'HSA post-traumatique, le VC est une entité plus mal connue, avec une description beaucoup moins détaillée. Or, compte tenu de l'intérêt pronostique qu'il pourrait présenter pour les patients, il semble légitime de chercher à définir ses contours physiopathologiques et épidémiologiques. Sur une cohorte prospective de 290 sujets, Oertel et al. (2005) ont démontré, chez des patients traumatisés crâniens, une incidence d'environ 40 % de signes compatibles avec les critères reconnus du VC. À ce jour, la littérature reste peu abondante sur ce sujet. Étude proposée : compte tenu du caractère incomplet de la littérature scientifique, l'équipe de recherche souhaite mener une étude épidémiologique prospective chez des patients traumatisés crâniens modérés à sévères compliqués d'une HSA et hospitalisés au CHU de Martinique, dans le but de mieux caractériser l'incidence de survenue et l'évolution du VC à impact clinique chez ces patients. L'un des aspects originaux de l'étude proposée est l'utilisation du scanner avec séquence de perfusion, qui a démontré sa supériorité par rapport au Doppler transcrânien. L'autre particularité est son caractère prospectif, déclenché par une altération de l'état clinique du patient présentant une HSA traumatique, reliant ainsi directement la physiopathologie (ischémie cérébrale) et l'impact clinique. Ainsi, le diagnostic de VC traumatique sera posé sur un scanner cérébral par l'association d'une réduction de 50 % du calibre d'une ou plusieurs artères cérébrales et d'un déficit de perfusion sur la séquence de perfusion dans un contexte d'altération de l'examen clinique neurologique ou de dégradation des paramètres de surveillance neurologique. Enfin, peu d'études ont suivi l'évolution de ces patients à 1 et 6 mois après l'événement initial. Hypothèse : l'hypothèse de recherche est que dans la population de patients traumatisés crâniens modérés à sévères hospitalisés au CHU de Martinique, lorsqu'une nouvelle symptomatologie neurologique ou une dégradation de l'état de conscience survient, il pourrait s'agir d'un VC post-traumatique dans 15 à 20 % des cas. En effet, les rares études retrouvent des fréquences de VC confirmé radiologiquement chez des patients traumatisés crâniens d'environ 30 à 45 %, avec de faibles effectifs, des études rétrospectives, ou non corrélées à la clinique et aux données cliniques et paracliniques nécessaires au diagnostic positif de cette entité. La fréquence rapportée du VC traumatique à impact clinique se situe entre 15 et 20 %. L'équipe de recherche s'attend donc à une incidence de 15 à 20 % de VC à impact clinique chez les patients présentant une HSA traumatique en Martinique. Le VC pourrait être responsable d'une dégradation soudaine de l'état neurologique chez les patients souffrant d'HSA traumatique entre le 3e et le 12e jour inclus de traitement (selon les études rétrospectives déjà réalisées) et responsable de sa morbidité spécifique liée à l'ischémie cérébrale localisée dans la zone spasmée, se manifestant par une aggravation du pronostic neurologique sur l'échelle de Rankin modifiée.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06560372
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