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Étude de la TEP au 18FET dans les adénomes hypophysaires fonctionnels avec résultats indéterminés à l'IRM
Les adénomes hypophysaires (AH) sont des tumeurs bénignes fréquentes, mais leur potentiel d'agressivité tumorale et de sécrétion hormonale en fait des tumeurs sérieuses. En particulier, les patients porteurs de tumeurs sécrétantes [prolactinomes (sécrétion de prolactine), acromégalie (hormone de croissance), maladie de Cushing (ACTH), adénomes thyréotropes (TSH)] présentent une morbidité et une mortalité accrues. Ces tumeurs peuvent être de petite taille et/ou indétectables à l'imagerie par résonance magnétique (IRM), l'examen de référence actuel pour l'évaluation morphologique des lésions hypophysaires. Le diagnostic de récidive chez un patient déjà opéré pose également le problème de la distinction entre une lésion et un remaniement postopératoire. La détection de ces tumeurs représente donc un enjeu majeur pour orienter la prise en charge thérapeutique. La médecine nucléaire pourrait répondre à cet enjeu, notamment grâce aux médicaments radiopharmaceutiques (MRP) utilisés en TEP (tomographie par émission de positons) couplée au scanner. Quelques études ont évalué des MRP dans le contexte des AH, celles ciblant le métabolisme des acides aminés s'avérant les plus prometteuses, en particulier la méthionine marquée au carbone 11 (11C-MET). Dans des études rétrospectives uniquement, la TEP au 11C-MET a montré d'excellentes performances dans toutes les situations où l'IRM est mise en défaut (taux de détection \>80 %), mais la demi-vie extrêmement courte du 11C nécessite une infrastructure lourde, limitant son accès en pratique clinique courante. Le 18-fluoroéthyl-tyrosine (18FET) est également un MRP de TEP ciblant le métabolisme des acides aminés, utilisé en France en neuro-oncologie avec des performances équivalentes à celles du 11C-MET, et présentant l'avantage d'être disponible quotidiennement dans tous les centres de médecine nucléaire. Les performances du 18FET dans les AH sont quasiment inconnues, seules deux études rétrospectives ayant été récemment publiées, incluant 22 patients atteints de maladie de Cushing d'une part et 17 patients porteurs d'un prolactinome d'autre part : les taux de détection étaient particulièrement intéressants (82 % et 100 % respectivement), mais il est impératif de confirmer ces données de façon prospective et d'évaluer les performances de ce MRP dans d'autres types fonctionnels, ce qui constitue donc l'objectif de cette étude.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07360548
Mis à jour le
