Maladie d'Alzheimer avancée et effets d'outils de rééducation protologique et langagière en EHPAD (ADALPA)
Contexte : au cours de la maladie d'Alzheimer, lorsque les troubles cognitifs deviennent trop sévères, le langage et la communication ne sont plus présents et/ou mobilisables, ce qui entraîne fréquemment un arrêt de la prise en charge et, en particulier, de la rééducation orthophonique. Sur ce sujet très spécifique du retour à la communication chez des patients atteints d'une maladie d'Alzheimer à un stade très avancé avec arrêt de la communication, aucune donnée n'est actuellement disponible dans la littérature scientifique permettant d'identifier et de définir un « seuil de retour à la communication ». Objectifs : cette étude vise à obtenir un retour à la communication, verbale (V) ou non verbale (NV), chez des patients résidant en EHPAD et présentant des troubles neurocognitifs sévères au cours de la maladie d'Alzheimer, à l'aide de grilles d'évaluation de la communication V et NV. Les objectifs secondaires sont l'évaluation de la récupération d'une relation avec les objets, de la qualité de la relation entre les patients et les soignants et les membres de la famille, de la réduction des signes comportementaux (NPI-ES, questionnaire EPADE) et de l'amélioration de la nutrition. Méthode : 9 patients de plus de 60 ans présentant des troubles neurocognitifs majeurs à un stade avancé, présentant des troubles du comportement, ne communiquant plus, n'interagissant plus et ayant peu ou pas de relation avec les objets, avec un comportement stéréotypé ou une apathie, résidant dans 3 EHPAD, seront recrutés pendant 36 mois. Chaque patient bénéficiera d'un maximum de 34 semaines de rééducation d'adaptation protologique et langagière par un orthophoniste, à raison d'une ou deux séances d'orthophonie par semaine, pour un total maximum de 30 séances. Toutes les séances sont filmées et analysées a posteriori à l'aide du logiciel ELAN©. Résultats attendus : les bénéfices de cette recherche seront d'objectiver une amélioration de l'état cognitif des patients, avec un éventuel retour à la communication. De plus, cette étude permettra de mieux comprendre les troubles neurocognitifs et leur évolution après une intervention non pharmacologique. L'existence d'améliorations permettra également de faire évoluer le regard porté par les soignants et les proches sur ces patients à un stade avancé, d'autant plus qu'à l'heure actuelle, le suivi est généralement interrompu dès que le langage et la communication ne sont plus présents et ne peuvent plus être mobilisés.
À partir de 60 ans · Réf. NCT06993285
Mis à jour le
