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Dose individualisée de fibrinogène après circulation extracorporelle
La chirurgie cardiaque est essentielle pour de nombreuses affections cardiovasculaires, mais il s'agit d'une intervention majeure, avec un taux de mortalité significatif d'environ 4 % en Europe. Parmi les principales complications observées en postopératoire, l'hémorragie survient à un taux d'environ 8,2 % pour les saignements sévères et 1,6 % pour les saignements massifs. Les complications hémorragiques sont dues à des troubles de l'hémostase attribuables à la circulation extracorporelle (ECC). Malgré les progrès récents dans la conception du matériel, l'ECC active l'hémostase, entraînant la consommation de divers facteurs de coagulation, dont le fibrinogène, ainsi que l'absorption du fibrinogène par les différents composants du circuit. L'hypofibrinogénémie postopératoire a des causes multiples et est corrélée au risque de saignement et au besoin de transfusions de globules rouges en chirurgie cardiaque sous CPB, et donc indirectement à la mortalité liée à cette intervention. L'administration de concentrés de fibrinogène constitue le traitement de référence ; cependant, la dose optimale permettant de normaliser les taux de fibrinogène et de réduire le saignement reste inconnue. Les recommandations de bonnes pratiques en chirurgie cardiaque suggèrent d'administrer du fibrinogène en cas de saignement associé à des taux de fibrinogène inférieurs à 2 g/L. Cependant, le délai nécessaire pour obtenir les résultats du taux de fibrinogène auprès du laboratoire (environ 1 heure) n'est pas toujours compatible avec l'urgence des besoins transfusionnels dans ces situations. Des stratégies d'optimisation transfusionnelle ont été proposées, utilisant des tests viscoélastiques (par exemple ROTEM, Werfen, ou Quantra, Stago). L'administration de fibrinogène guidée par ces tests a permis de réduire le besoin de transfusions de globules rouges ; cependant, cette stratégie augmente le coût attribuable au fibrinogène, car elle favorise son administration sans individualiser la dose à administrer. À ce jour, il n'est pas possible d'individualiser la dose de fibrinogène à administrer en fonction du taux de fibrinogène initial et de sa cinétique. Développer une telle stratégie d'administration permettrait i) une correction plus rapide de l'hypofibrinogénémie et ii) une réduction des coûts associés, en administrant la dose minimale efficace.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07425600
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