Dernier essai recensé
Thérapie par exposition en réalité virtuelle (TERV) dans le syndrome de désadaptation psychomotrice
Selon les projections démographiques, d'ici 2040, un quart de la population française aura plus de 65 ans. Dans cette tranche d'âge, la qualité et la quantité des informations visuelles, somesthésiques et vestibulaires diminuent. Cet affaiblissement de l'équilibre et la répétition des chutes entraînent une restriction des activités de la vie quotidienne et font naître une peur de tomber. Le syndrome de désadaptation psychomotrice (SDPM) est une conséquence grave des chutes. Une rétropulsion importante en position assise ou debout, ainsi qu'une hypertonie, caractérisent la composante posturo-comportementale du SDPM. Elle coexiste avec une composante psychologique, marquée par une peur du vide antérieur. Une série d'études induisant la peur et manipulant expérimentalement son intensité a démontré un déplacement plus important du centre de pression lorsque les sujets étaient exposés à des plateformes surélevées. Outre l'évaluation subjective de la peur, cette émotion peut être évaluée par la variabilité de la fréquence cardiaque. Malgré l'existence de normes et de mesures adaptées au contexte clinique, une seule étude a examiné l'association entre le nombre de chutes et la variabilité de la fréquence cardiaque chez des patients atteints de troubles neurodégénératifs. Ces dernières années, les thérapies cognitivo-comportementales utilisant la réalité virtuelle (TERV) ont permis d'améliorer l'équilibre chez des patients atteints de maladies cardiovasculaires et de la maladie de Parkinson. La réalité virtuelle (RV) apparaît ainsi comme une approche thérapeutique intéressante pour le traitement des troubles psychologiques ainsi que posturo-comportementaux du SDPM. Bien que la faisabilité d'une intervention en RV ait été testée chez des personnes âgées (PA) souffrant de SDPM, son effet n'a jamais été évalué.
À partir de 65 ans · Réf. NCT06884735
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