Effet de la dexaméthasone précoce sur les complications majeures et la mortalité toutes causes chez les brûlés graves
Effet de la dexaméthasone précoce sur les complications majeures et la mortalité toutes causes chez les brûlés graves
Promoteur : Nantes University Hospital
Titre et résumé traduits de l’anglais par le portail, à partir de la fiche publiée par le registre source, le 13 septembre 2026. Traduction automatique, sans relecture médicale : elle ne modifie ni n’interprète le contenu ; en cas de doute, le texte original fait foi.
Texte original (anglais)
Effect of Early Dexamethasone on Major Complications and All-cause Mortality in Severe Burns
Effect of Early Dexamethasone on Major Complications and All-cause Mortality in Severe Burns
Burns affect more than 11 million people worldwide each year. These injuries are responsible for severe morbidity resulting in a high societal burden and account for more than 180,000 yearly deaths especially in low- and middle-income countries. Major burns induce an important local and systemic inflammatory response that may be overwhelmed. This inflammation is a physiological phenomenon that favours the healing of tissues. However, the overproduction of inflammatory mediators might lead to an exacerbated Systemic Inflammatory Response Syndrome (SIRS). Recently the total body surface area (TBSA) burned has shown to be well correlated to persistent elevation of pro-inflammatory mediators (such as IL-6). This SIRS, in turn, contributes to the enhanced risk of sepsis, acute respiratory distress syndromes (ARDS) and organ failures in general such as acute kidney injuries (AKI), most of those occurring within the first week of admission. Corticosteroids (CS) have already proven their effectiveness against SIRS-induced organ dysfunction or mortality in acute medicine notably in septic shock, polytraumatized patients and more recently in the treatment of viral or non-viral ARDS without increasing the risk of secondary bacterial complications or significant side effects . Indeed the recent SCCM Guidelines clearly advocate for the use of CS in severe community-acquired pneumonia, septic shock and ARDS. The investigators recently performed a large multicenter, double-blinded randomized controlled trial (the PACMAN trial, PHRC-N 2016) including 1222 patients scheduled for major surgery in which the investigators observed a major decrease in CRP blood concentrations in the dexamethasone arm. The rate of AKI and the need for mechanical ventilation were also significantly reduced in the intervention arm. ICU Patients with severe burns undergo several surgeries, including major procedures (excision, skin grafts), rendering them quite similar to those in the PACMAN trial in terms of inflammatory response. Very few side effects (hyperglycemia mainly) easily overcome in ICU are usually reported with the use of low-to-moderate dose of CS. In severe burn patients, very few data are available to date, two retrospective case control studies and a small prospective randomized trial showed promising results when using CS but high quality evidence is lacking. The investigators hypothesise here that the use of dexamethasone after major burns, the prototypic model of inflammatory response in surgical ICU patients, would limit SIRS-induced organ failure and/or all-cause mortality.
Les brûlures touchent plus de 11 millions de personnes dans le monde chaque année. Ces lésions sont responsables d'une morbidité sévère entraînant un coût sociétal élevé et sont à l'origine de plus de 180 000 décès par an, en particulier dans les pays à revenu faible ou intermédiaire. Les brûlures graves induisent une importante réponse inflammatoire locale et systémique qui peut être débordée. Cette inflammation est un phénomène physiologique qui favorise la cicatrisation des tissus. Cependant, la surproduction de médiateurs inflammatoires peut conduire à un syndrome de réponse inflammatoire systémique (SIRS) exacerbé. Il a récemment été montré que la surface corporelle totale brûlée (SCTB) est bien corrélée à une élévation persistante des médiateurs pro-inflammatoires (tels que l'IL-6). Ce SIRS contribue à son tour à un risque accru de sepsis, de syndromes de détresse respiratoire aiguë (SDRA) et de défaillances d'organes en général, telles que les insuffisances rénales aiguës (IRA), survenant le plus souvent au cours de la première semaine d'admission. Les corticostéroïdes (CS) ont déjà démontré leur efficacité contre la dysfonction d'organe ou la mortalité induites par le SIRS en médecine aiguë, notamment dans le choc septique, chez les patients polytraumatisés et, plus récemment, dans le traitement du SDRA viral ou non viral, sans augmenter le risque de complications bactériennes secondaires ni d'effets indésirables significatifs. Les récentes recommandations de la SCCM préconisent d'ailleurs clairement l'usage des CS dans la pneumonie communautaire grave, le choc septique et le SDRA. Les investigateurs ont récemment réalisé un vaste essai contrôlé randomisé multicentrique en double aveugle (l'essai PACMAN, PHRC-N 2016) incluant 1 222 patients devant bénéficier d'une chirurgie majeure, dans lequel ils ont observé une diminution importante des concentrations sanguines de CRP dans le bras dexaméthasone. Le taux d'IRA et le recours à la ventilation mécanique étaient également significativement réduits dans le bras d'intervention. Les patients de réanimation atteints de brûlures graves subissent plusieurs interventions chirurgicales, dont des actes majeurs (excision, greffes de peau), ce qui les rend assez proches, sur le plan de la réponse inflammatoire, des patients de l'essai PACMAN. Très peu d'effets indésirables (principalement une hyperglycémie), facilement maîtrisés en réanimation, sont habituellement rapportés avec l'utilisation de CS à dose faible à modérée. Chez les patients brûlés graves, très peu de données sont disponibles à ce jour ; deux études rétrospectives cas-témoins et un petit essai prospectif randomisé ont montré des résultats prometteurs avec l'usage des CS, mais des preuves de haute qualité manquent encore. Les investigateurs formulent ici l'hypothèse que l'utilisation de la dexaméthasone après une brûlure grave, modèle prototypique de la réponse inflammatoire chez les patients de réanimation chirurgicale, permettrait de limiter la défaillance d'organe induite par le SIRS et/ou la mortalité toutes causes.
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