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Analyse des troubles de l'équilibre après traitement par toxine botulique du muscle droit fémoral chez les patients présentant une démarche en genou raide
Les patients ayant subi un accident vasculaire cérébral, un traumatisme crânien, des lésions médullaires ou une sclérose en plaques peuvent présenter des complications musculaires spastiques, particulièrement invalidantes lorsqu'elles concernent les muscles de la jambe. Les complications musculaires spastiques des jambes peuvent altérer de manière significative la capacité à marcher, car elles se manifestent cliniquement par une raideur de la jambe, générant ainsi une complication appelée « Stiff Knee Gait » (SKG). Cela signifie que l'articulation fémoro-patello-tibiale ne peut pas être mobilisée comme elle le devrait, car elle reste spastique au lieu d'être mobile. Cependant, il reste possible de traiter ce type d'affection par des injections de toxine botulique dans le muscle cible, en particulier le muscle droit fémoral (qui fait partie du quadriceps). Pour rappel, la toxine botulique, commercialisée sous la dénomination commune internationale « Botox® », est une neurotoxine de 150 kDa produite par la bactérie « Clostridium botulinum » et constitue le poison naturel le plus puissant connu de l'humanité, avec une DL50 comprise entre 1 et 2 nanogrammes/kg chez l'humain. Cette toxine agit en pénétrant dans les jonctions synaptiques neuromusculaires et en se liant à un complexe protéique appelé SNARE. La liaison entre la toxine et le complexe SNARE inhibe la fusion des vésicules synaptiques acétylcholinergiques avec la membrane plasmique de l'axone présynaptique. Le Botox® bloque l'exocytose de la vésicule d'acétylcholine (Ach) dans l'espace intersynaptique au niveau de la jonction neuromusculaire et bloque la transmission nerveuse, entraînant ainsi une paralysie musculaire flasque. Ce type d'intoxication est causé directement par une infection à Clostridium botulinum et est appelé botulisme. Il se manifeste cliniquement par une paralysie flasque, un gonflement, de la diarrhée, une fatigue, une insuffisance respiratoire, des vomissements, etc. Malgré ses propriétés hautement toxiques, le Botox® peut être utilisé comme outil thérapeutique contre un certain nombre d'affections (strabisme, hyperhidrose, migraines, etc.) et même comme outil esthétique (anti-rides du visage). Il peut être utilisé contre la paralysie musculaire spastique, notamment celle rencontrée chez les patients de cette étude. Le traitement de référence (SOC) actuel contre le SKG consiste à injecter du Botox dans le muscle droit fémoral afin de contrer sa spasticité. Il a été démontré que cela améliore la capacité de marche des patients présentant un SKG en améliorant la cinétique de la jambe. Plus précisément, il a été démontré que cela améliore la fluidité du mouvement de la jambe spastique chez les patients présentant un SKG, en particulier la flexion du genou. Cependant, la contractilité du muscle droit fémoral reste nécessaire pour pouvoir se tenir debout de manière statique et rester équilibré pendant la marche et les activités quotidiennes, et les propriétés myorelaxantes du Botox® peuvent poser problème et altérer la biomécanique de la jambe malgré son utilité. À ce jour, aucune étude n'a été publiée comparant les troubles de l'équilibre statique et dynamique avant et après des injections de Botox dans le muscle droit fémoral. La bibliographie médicale ne rapporte aucune augmentation du risque de chute en cas d'injection de Botox dans le muscle droit fémoral. Cependant, nous envisageons l'hypothèse selon laquelle ces injections pourraient augmenter le risque de chute. Nous avons donc décidé de mener une étude clinique observationnelle, prospective et monocentrique, afin de comparer l'état de l'équilibre statique et dynamique avant et après des injections de Botox dans le muscle droit fémoral (chez des patients présentant un SKG), à l'aide de scores d'équilibre.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07108920
Mis à jour le
