Dernier essai recensé
Évaluation de l'efficacité de l'ajout de sulfate de magnésium à la morphine sur la survenue d'une rétention urinaire aiguë après anesthésie péridurale pour césarienne
L'anesthésie périmédullaire est la technique anesthésique privilégiée pour la chirurgie de césarienne. Comparée à l'anesthésie générale, elle réduit la morbidité et la mortalité maternelles et fœtales, ainsi que la douleur postopératoire. Cependant, cette technique expose la patiente aux effets indésirables de la morphine périmédullaire, en particulier au risque de rétention urinaire postopératoire. La rétention urinaire au cours des 72 premières heures suivant la césarienne touche environ 33 % des parturientes. Il s'agit d'un événement particulièrement invalidant pour les parturientes, les exposant au risque d'un nouveau sondage urinaire, à un risque théorique accru d'infection urinaire, de traumatisme urétral, à une réhabilitation accélérée entravée et à une altération de la satisfaction maternelle. Plusieurs études ont démontré les bénéfices de l'ajout de sulfate de magnésium à l'anesthésie péridurale pour les césariennes, notamment en réduisant la douleur postopératoire. Le sulfate de magnésium pourrait également avoir un effet facilitateur sur la miction postopératoire, grâce à son effet sympathicolytique. Cette hypothèse est étayée par une étude rétrospective menée dans notre maternité, qui a montré une réduction de 15 % de la rétention urinaire post-césarienne lorsque du sulfate de magnésium était ajouté aux médicaments traditionnellement utilisés pour la péridurale. Cette propriété peu connue mérite d'être clarifiée.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06442995
Mis à jour le
