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Efficacité d'une prise en charge personnalisée composite sur le devenir fonctionnel dans la psychose débutante
La psychose chronique, y compris la schizophrénie, est désormais considérée comme un trouble évolutif dans lequel des déficits cognitifs précèdent le début clinique. Les programmes d'intervention précoce améliorent le devenir général grâce à des stratégies de soins échelonnées, ce qui conforte l'idée que la période précédant et entourant le premier épisode de psychose constitue une fenêtre d'opportunité pour améliorer le rétablissement fonctionnel. Des analyses épigénétiques pionnières indiquent que le déclenchement de la psychose implique un stress oxydatif et une inflammation, suggérant que des stratégies neuroprotectrices pourraient limiter, voire prévenir, l'apparition ou l'évolution vers un trouble chronique. Plusieurs facteurs biologiques associés à l'apparition de la psychose peuvent tous être corrigés par l'utilisation de compléments sûrs et bien acceptés, notamment les altérations telles que la carence en folates/l'hyperhomocystéinémie, le déséquilibre redox et le déficit en acides gras polyinsaturés (PUFA). La prévalence de ces anomalies (20 à 30 %) justifie un dépistage systématique et pourrait orienter une stratégie complémentaire personnalisée. La remédiation cognitive améliore la qualité de vie (QoL) et le devenir fonctionnel chez les patients atteints de psychose chronique. Elle serait même plus efficace au stade précoce de la psychose, en s'attaquant à l'impact négatif de la psychose sur la réussite scolaire et l'emploi. Cependant, les dysfonctionnements cognitifs sont souvent négligés chez les patients à risque ultra-élevé (UHR) de psychose et chez les patients présentant un premier épisode de psychose (FEP), et la remédiation cognitive n'est pas toujours accessible. Les nouvelles technologies peuvent offrir des outils adaptés aux jeunes et non stigmatisants, tels que des applications proposant des stratégies cognitives, des outils motivationnels et un accompagnement du fonctionnement personnalisé selon les besoins de chaque individu. Les patients peuvent y avoir accès, quel que soit leur lieu de résidence. La psychose débutante peut être associée à une inflammation, à des carences métaboliques, ainsi qu'à des anomalies structurelles cérébrales précoces reflétant les capacités de plasticité cérébrale, et pouvant influencer le pronostic et la réponse à l'entraînement cognitif. L'hypothèse de l'étude est que favoriser la neuroplasticité par un entraînement cognitif et un accompagnement de psychoéducation virtuelle personnalisé pourrait atténuer ou inverser les déficits cognitifs précoces et améliorer le devenir fonctionnel global chez de jeunes patients UHR ou FEP, et que cet effet est modulé par les capacités individuelles de plasticité cérébrale. L'objectif global de l'essai PsyCARE est d'améliorer l'intervention précoce dans la psychose en proposant une prise en charge personnalisée composite (CPC) permettant un entraînement cognitif et un accompagnement de psychoéducation personnalisés, adaptés aux besoins, aux capacités cognitives et au profil biologique de chaque individu.
15 à 30 ans · Réf. NCT05796401
Mis à jour le
