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Dexmédétomidine pour la ventilation invasive chez le nouveau-né
Malgré le recours croissant à la ventilation non invasive, une grande majorité des nouveau-nés prématurés reçoivent encore une ventilation invasive au cours de leur séjour en unité de soins intensifs néonatals (USIN). La ventilation invasive est une source unanimement reconnue d'inconfort et de douleur. Contrairement à la population adulte et pédiatrique, l'utilisation systématique d'opioïdes ou de midazolam n'est pas recommandée chez les nouveau-nés ventilés. Bien que les opioïdes soient les médicaments analgo-sédatifs les plus fréquemment prescrits chez les nouveau-nés prématurés ventilés, leur utilisation est controversée en raison du risque de dépression respiratoire - susceptible de prolonger la ventilation invasive - et des préoccupations concernant le neurodéveloppement à long terme. La dexmédétomidine, un agoniste alpha-2-adrénergique sélectif couramment utilisé en réanimation adulte, procure une sédation légère et une certaine analgésie avec peu ou pas d'effet dépresseur respiratoire. Elle possède également des propriétés neuroprotectrices après chirurgie cardiaque pédiatrique et dans des modèles animaux néonatals. La dexmédétomidine constitue donc un médicament candidat prometteur chez les nouveau-nés prématurés ventilés, susceptible de réduire la durée de la ventilation mécanique et de préserver le neurodéveloppement dans cette population vulnérable. Les investigateurs émettent l'hypothèse que l'utilisation de la dexmédétomidine chez les nouveau-nés prématurés ventilés pourrait diminuer le recours aux opioïdes, faciliter l'extubation et ainsi préserver le devenir neurodéveloppemental à long terme.
Jusqu’à 0 ans · Réf. NCT07493785
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