Dernier essai recensé
Association d'évérolimus et de 177Lu-DOTATATE dans le traitement du méningiome réfractaire de grades 2 et 3 : essai clinique de phase IIb
Le méningiome, tumeur primitive intracrânienne la plus fréquente du système nerveux central, touche principalement les personnes dans la cinquantaine. Les méningiomes sont généralement subdivisés en deux entités : les méningiomes a priori non agressifs (grade 1) et les méningiomes à haut risque de comportement agressif (grade 2/atypique et grade 3/anaplasique). Les traitements conventionnels actuels du méningiome sont la chirurgie et la radiothérapie. Lorsque ces traitements ne sont plus réalisables, les méningiomes sont considérés comme réfractaires quel que soit le grade, et pour ces entités rares, l'arsenal thérapeutique se limite aux quelques traitements ayant démontré une efficacité limitée. Les méningiomes réfractaires, et en particulier ceux de grades 2 et 3, ont un pronostic très défavorable, avec une survie sans progression à 6 mois (SSP-6) de 26 %. Le groupe européen RANO (Response Assessment in Neuro-Oncology) recommande que, pour tout nouveau méningiome de grades 2 et 3, un traitement atteignant une SSP-6 > 30 % dans les essais de phase II soit considéré comme prometteur. En médecine nucléaire, la radiothérapie par récepteurs peptidiques (PRRT) au 177Lu-DOTATATE, actuellement utilisée à titre compassionnel dans le méningiome réfractaire, déploie un effet apparenté à celui de l'octréotide, et apparaît très prometteuse, avec une SSP-6 préliminaire de 94 % et une survie globale à 12 mois (SG-12) de 88 % dans le méningiome de grade 1. Cependant, sa SSP-6 est réduite à 28 %, avec une SG-12 de 65 %, dans le méningiome de grades 2 et 3 selon l'OMS. Récemment, l'association d'octréotide non radiomarqué et d'évérolimus a néanmoins permis d'atteindre une SSP-6 de 55 % et une SG-12 de 75 % dans une population composée à 90 % de méningiomes de grades 2 et 3 selon l'OMS.
18 à 80 ans · Réf. NCT06126588
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