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Nouvelle cible thérapeutique pour la nécrolyse épidermique toxique (NET) à l'aide d'anticorps monoclonaux anti-CD38+
La nécrolyse épidermique toxique (NET) est une maladie rare constituant une urgence dermatologique caractérisée par une nécrose épidermique étendue et un décollement cutané. Une centaine de patients sont touchés chaque année en France. Le symptôme principal est un décollement cutané bulleux > 10 % de la surface corporelle qui évolue progressivement vers une nécrose étendue de 100 % de la surface épidermique. Le taux de mortalité est d'environ 15-20 %, dû à des atteintes inflammatoires viscérales et à des infections bactériennes graves. La morbidité est également très importante (92 % à 1 an), notamment ophtalmologique avec un risque élevé de cécité. Il n'existe actuellement aucun traitement efficace. Notre équipe a récemment démontré que la sévérité de la maladie est corrélée à la quantité et à la qualité des lymphocytes T CD8+ activés en phase active de la maladie. Un marqueur d'activation a été identifié, le récepteur CD38, très fortement exprimé sur les clones T responsables de la maladie dans la peau ou le sang des patients. Le récepteur CD38 est la cible de plusieurs anticorps thérapeutiques commerciaux, dont le DARATUMUMAB, actuellement utilisé pour le traitement du myélome. Le DARATUMUMAB est un anticorps déplétant qui élimine les cellules exprimant fortement ce récepteur. L'hypothèse est qu'une perfusion intraveineuse unique de DARATUMUMAB à l'admission à l'hôpital d'un patient atteint de NET d'origine médicamenteuse permettrait d'éliminer les lymphocytes T pathogènes, ralentissant ainsi la progression de la maladie, sa sévérité (% de surface corporelle avec décollement cutané, taux de mortalité) et ses séquelles.
À partir de 18 ans · Réf. NCT07110662
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