Identification de biomarqueurs innovants pour prédire les résultats dans le carcinome hépatocellulaire traité par trémélimumab et durvalumab
Plusieurs immunothérapies anticancéreuses ciblant la voie PD-L1/PD-1 (c'est-à-dire les inhibiteurs de points de contrôle immunitaire) montrent une activité clinique prometteuse chez les patients atteints de CHC. En particulier, l'atézolizumab cible sélectivement PD-L1 pour empêcher son interaction avec les récepteurs PD-1 et B7-1, levant ainsi la suppression des lymphocytes T. De plus, l'atézolizumab en association avec le bévacizumab, un anticorps monoclonal ciblant le VEGF et inhibant l'angiogenèse, est associé à un taux de réponse objective de 27,3 % (Cheng et al. 2021 ; Finn et al. 2020). Cette réponse tumorale a conduit à des autorisations de la FDA (Food and Drug Administration) et de l'EMA (Agence européenne des médicaments) en traitement de première ligne du CHC non résécable. Des études évaluant des associations d'anticorps anti-CTLA4 et anti-PD1/PDL1 ont montré des bénéfices plus importants (Abou-Alfa et al. 2022). Dans l'étude de phase 3 HIMALAYA (NCT03298451) menée chez des patients atteints de CHC non résécable, une dose unique d'amorçage de trémélimumab (anti-CTLA-4) associée au durvalumab (anti-PD-L1) selon le schéma STRIDE (Single Tremelimumab Regular Interval Durvalumab) a significativement amélioré la survie globale par rapport au sorafénib ; le durvalumab en monothérapie s'est révélé non inférieur au sorafénib en termes de survie globale. Dans l'étude HIMALAYA, le schéma STRIDE a induit une survie à long terme (définie comme l'absence de progression au-delà de 36 mois après l'inclusion) chez 103 des 393 patients exposés à cette stratégie (26 %). L'identification de biomarqueurs permettant de prédire l'efficacité de l'immunothérapie dans le CHC demeure un besoin médical non satisfait.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06796114
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