Injection in situ d'anti-angiogéniques chez des patients présentant des malformations artérioveineuses cérébrales non éligibles à un traitement d'exclusion
Les malformations artérioveineuses cérébrales (MAVc) sont des malformations vasculaires rares et agressives touchant principalement des adultes jeunes et en bonne santé. Le mode de révélation le plus fréquent (dans près de 50 % des cas) est une hémorragie intracérébrale, source considérable de handicap et de mortalité. Le seul moyen de prévenir un saignement ou un nouveau saignement est de réaliser un traitement d'exclusion (embolisation endovasculaire, microchirurgie, radiochirurgie stéréotaxique, ou une association de ces techniques). Le principal inconvénient de ces traitements est le risque de complications sévères, qui peut atteindre 20 %, en particulier chez les patients présentant une MAVc à angio-architecture complexe (c'est-à-dire de grade IV à V sur l'échelle de Spetzler-Martin). Des données de plus en plus nombreuses montrent l'implication forte de l'angiogenèse (principalement médiée par le facteur de croissance endothélial vasculaire de type A \[VEGF-A\]) dans la taille et la croissance de la MAVc, et même dans la survenue d'épisodes hémorragiques. Notre hypothèse est qu'une injection in situ de bévacizumab, un anticorps monoclonal inhibant le VEGF-A, chez des patients présentant une MAVc jugée non éligible à un traitement d'exclusion, pourrait être sûre et contribuer à réduire le volume du nidus.
18 à 65 ans · Réf. NCT07075757
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