Consultation paramédicale interventionnelle préopératoire : quid du dispositif implantable ?
La pose de chambres implantables est réalisée au CHUGA par plusieurs services, dont le service de radiologie interventionnelle. L'équipe de radiologie pose entre 350 et 370 chambres implantables chaque année (chiffres pour 2023 : 361, 2024 : 363). Il s'agit d'un geste court (moins d'une heure), réalisé sous anesthésie locale. À la suite de celui-ci, le radiologue interventionnel réalise deux incisions : l'une à la base du cou, la seconde sous la clavicule du même côté. Le boîtier, de la taille d'une olive, est positionné près de l'incision claviculaire. Le cathéter, relié au dispositif, pénètre dans la veine du cou à la seconde incision après un trajet sous-cutané. Les deux incisions sont fermées par quelques points de suture, toujours sous anesthésie locale. Après le geste, le patient se rhabille et peut rentrer chez lui avec une prescription de soins infirmiers. Par manque de temps médical disponible, il n'existe actuellement aucune consultation préalable réalisée par les radiologues avant ce geste. L'information est donc délivrée par l'oncologue lors de la consultation d'oncologie, parmi de nombreuses autres informations sur la pathologie oncologique. Lorsqu'un rendez-vous est pris auprès de l'accueil du service de radiologie interventionnelle, une fiche d'information écrite standardisée est envoyée au patient avec les convocations. L'équipe de manipulateurs en électroradiologie médicale (MERM) du service a constaté que les informations sur le déroulement du geste devaient presque toujours être répétées à l'admission du patient en salle d'intervention. Selon une évaluation interne menée sur un mois dans le service, les investigateurs ont constaté que, sur 31 patients venus pour la pose d'une chambre implantable, 11 patients (35.5%) étaient très anxieux, 9 patients (29%) n'avaient reçu aucune information concernant le geste, et seulement 8 patients (25.8%) n'étaient pas anxieux et estimaient avoir été correctement informés. Par ailleurs, 4 patients (12.9%) n'ont pas pu bénéficier du geste en raison d'une erreur majeure dans la gestion des anticoagulants, et 7 patients (22.5%) n'avaient pas réalisé le bilan sanguin préopératoire habituellement recommandé. Lors de la consultation préalable au geste (environ 30 minutes), le déroulement complet de l'examen vous sera détaillé, de l'installation en salle d'intervention jusqu'au pansement. Les consignes pré- et postopératoires seront également fournies, ainsi que les prescriptions correspondantes (arrêt des anticoagulants, douche à la Bétadine, demande de bilan sanguin préalable en laboratoire, pansements et visite de suivi par une infirmière libérale par la suite). La question du transport aller-retour à l'hôpital le jour du geste (organisation, bons de transport) sera aussi abordée. Ce temps permettra aussi de présenter au patient le service et l'équipe soignante qui s'occupera de lui, à l'aide de photographies, ainsi que de lui montrer, s'il le souhaite, un dispositif identique à celui implanté. Contrairement à l'information actuellement délivrée le jour de l'examen, cette consultation se déroulera dans un cadre confidentiel et calme où le patient pourra aussi poser toutes ses questions. Évaluer l'anxiété préopératoire des patients n'est pas aisée, mais l'échelle la plus largement validée est le State and Trait Anxiety Index (STAI) (1), traduite en français mais comportant 20 items, ce qui la rend lourde d'utilisation. L'échelle visuelle analogique (EVA) est bien plus simple d'utilisation et a commencé à être utilisée pour l'anxiété dans les années 1970 (2). Une étude prospective (3) menée au CHU de Poitiers a démontré une bonne corrélation entre l'échelle STAI et l'EVA à l'entrée en salle d'opération. Une étude randomisée portant sur 89 patients menée au CHU de Limoges a montré qu'une consultation d'information réalisée environ 7 jours avant une chirurgie gastro-intestinale réduisait l'anxiété des patie
À partir de 18 ans · Réf. NCT07559981
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