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Évaluation de l’impact sur la santé mentale et physique de la prise en charge des femmes victimes de violences sexuelles et fondées sur le genre, selon une approche multidisciplinaire coordonnée en maisons des femmes ou en centres de santé traditionnels.
Les violences fondées sur le genre ou les violences sexuelles, ou violences faites aux femmes (VFF), constituent un problème de santé publique mondial touchant environ 30 % des femmes de plus de 15 ans, avec des conséquences importantes sur la santé physique et mentale, notamment la dépression et le trouble de stress post-traumatique (TSPT). En 2019, la Haute Autorité de santé (HAS) a publié des recommandations en deux parties, l’une pour repérer les femmes victimes de violences conjugales, l’autre pour la prise en charge d’une femme exposée à de telles violences. Mais les violences faites aux femmes ne se limitent pas à la sphère conjugale. Les VFF peuvent être simplement dépistées en consultation à l’aide d’une version traduite du questionnaire Abuse Assessment Screen (AAS). Les femmes victimes de VFF ont des besoins spécifiques liés au caractère souvent répété des violences qu’elles subissent, et au traumatisme complexe qui peut en résulter. Elles tendent également à cumuler d’autres facteurs de risque de mauvaise santé mentale, tels que la précarité économique et l’isolement social. En France, la prise en charge des besoins médicaux, psychosociaux et juridiques spécifiques des victimes-survivantes de VFF se heurte à plusieurs obstacles, notamment un manque de structures de soins dédiées, un manque de professionnels formés et un manque de coordination entre les différents intervenants. Les professionnels de santé reçoivent rarement la formation nécessaire pour traiter avec confiance et professionnalisme les questions liées aux VFF, et manquent souvent des moyens pour orienter les femmes victimes vers une prise en charge adaptée. La « Maison des Femmes » (MdF) a été créée en 2016 à Saint-Denis, situé dans un département où un quart des femmes consultant dans un centre de planification familiale (CPF) a subi des VFF. Il s’agit d’un service hospitalier spécifiquement dédié à la prise en charge individualisée et multidisciplinaire des victimes-survivantes de VFF, offrant un accompagnement sanitaire, social et juridique au sein d’une même structure. La MdF comprend 4 unités : un CPF, une unité de prise en charge des violences (impliquant médecins, sages-femmes, psychologues, travailleurs sociaux, avocats, policiers et groupes de soutien), une unité de prise en charge des mutilations génitales féminines (chirurgiens et sexologues) et une unité d’accueil 24 h/24 et 7 j/7 pour les victimes de violences sexuelles. Plusieurs structures de soins inspirées de la MdF ont été mises en place en France. Le service rendu par ces structures doit être évalué, notamment quant à leur capacité à améliorer la santé physique et mentale, y compris le stress post-traumatique, des femmes victimes de VFF.
À partir de 18 ans · Réf. NCT06226818
Mis à jour le
