Dernier essai recensé
Prothèses péniennes gonflables : quels patients peuvent utiliser correctement la pompe scrotale ?
La santé sexuelle et la satisfaction sont bien connues comme des critères essentiels d'évaluation de la qualité de vie, à tout âge. Parmi les multiples aspects de la santé sexuelle, la dysfonction érectile (DE) n'est plus une fatalité, principalement grâce à l'avènement des inhibiteurs de la phosphodiestérase de type 5 (iPDE5) en 1998. Néanmoins, une part importante des patients sont intolérants ou ne répondent pas aux inhibiteurs de la PDE5 et recherchent donc d'autres options thérapeutiques. Depuis la première implantation intracaverneuse de matériel étranger en 1966 par Beheri, de nombreuses modifications et améliorations ont été apportées afin de produire des dispositifs plus fiables et d'apparence plus naturelle. Introduite pour la première fois en 1973 par Scott et al., la prothèse gonflable offre aujourd'hui des taux de satisfaction générale élevés (69-94 %), meilleurs que ceux des prothèses malléables, à l'exception de quelques auteurs. Outre les évolutions des matériaux et de la conception, les deux principaux fabricants de prothèses péniennes gonflables (PPG), Boston Scientific AMS (Marlborough, MA, États-Unis) et Coloplast (Minneapolis, MN, États-Unis), ont modernisé le mécanisme de pompe de leurs dispositifs. Depuis l'introduction des PPG AMS, trois principaux formats de pompe ont été utilisés : la pompe standard a été remplacée en 2004 par la pompe « Tactile », puis par la pompe « Momentary Squeeze » (MS) en 2006, plus petite et plus facile à dégonfler, ne nécessitant pas que le patient maintienne le bouton de dégonflage appuyé pendant toute la durée du dégonflage. Coloplast a également remplacé en 2008 sa pompe « Genesis » par une pompe « One Touch Release » (OTR), puis en 2014 par l'actuelle pompe « Touch », plus petite et dotée d'un bouton de dégonflage biconcave, plus facile à repérer. Malgré toutes ces avancées technologiques, un accompagnement préopératoire approprié et un apprentissage postopératoire attentif, une part importante des patients continue d'éprouver des difficultés à manipuler la pompe et n'utilise donc pas sa PPG, indépendamment de tout dysfonctionnement matériel. Cette situation entraîne évidemment une insatisfaction des patients et met en évidence les risques opératoires d'une procédure chirurgicale inutile. Les objectifs de cette étude étaient : d'identifier les facteurs de risque, modifiables et non modifiables, de difficulté des patients à gonfler et/ou dégonfler leur dispositif après implantation d'une PPG, puis de montrer une corrélation entre la facilité de manipulation et la satisfaction postopératoire. Enfin, de montrer une association entre le visionnage et la manipulation préopératoires du fonctionnement de la pompe et la facilité de manipulation postopératoire. Ces informations pourraient aider les médecins à améliorer la sélection préopératoire des patients et à adapter la prise en charge périopératoire afin d'améliorer la satisfaction des patients.
À partir de 18 ans · Réf. NCT04390230
Mis à jour le
